mardi 15 août 2017

Au revoir ici




Cher tout le monde,

Comme vous l'avez peut-être constaté, Vivre Vert n'est plus, mais Vivre Vert revit !
Le blog déménage et change de nom, pour de nouvelles aventures pleines de mots et de mets.

Si le cœur vous en dit, vous pouvez donc désormais me retrouver sur :



A bientôt là-bas !

Marine

dimanche 30 juillet 2017

Cap à l'ouest (et citronnade maison)


Le Cap Ferret, j'avais en tête l'idée d'un lieu trop chic et inaccessible, peuplé de créatures richissimes en chapeau de paille et lunettes de soleil. Je suis souvent sidérée des a priori que je me fabrique, à travers la lunette étriquée des on-dit et de ce que veulent bien raconter les magazines.

Et puis j'y ai découvert l'Océan et ses vagues folles, d'une force telle que je n'en avais jamais vue. Je ne me suis jamais sentie aussi vivante que dans cette houle déchaînée, qui m'étreint les hanches et me pousse dans mes retranchements.

Il y eut aussi les pins chauffés par le soleil à l'odeur enivrante, le marché plein de trésors, et les écureuils sautant de branches en branches. Je crois n'avoir jamais autant mangé de bonnes choses, et au diable la culpabilité qui te souffle à l'oreille que tu le regretteras. Les cannelés de la grande-tante dégustés avec gourmandise, à choisir un peu trop cuits pour la croûte au goût de caramel, et les gaufres au caramel -le vrai, cette fois-  qui dégouline sur le menton. Il fût beaucoup question de caramel, et de gourmandises à s'en lécher les doigts. C'est les vacances, après tout...

Ce jour-là, le temps était maussade mais ils ont décidé de nous emmener déguster des huître à la cabane de pêcheur. Je me suis contentée de pain qui les accompagnait, mais c'était bien. La brume au loin, les bateaux, lui à côté de moi et moi prenant des photos. Là, tous les cinq, à contempler la mer. Oui, c'était bien.

Et surtout, il y a eu la citronnade maison dégustée glacée au retour de la plage, les cheveux encore emmêlés par le sel et les vagues. Et dont j'ai bien évidemment demandé la recette, comme un souvenir de vacances à rapporter dans la valise. Sa saveur, avec celles des cannelés et des gaufres au caramel, me rappellera à jamais le goût de ces quelques jours de paradis.


Pour un pichet de citronnade :


  • un citron Bio
  • 50g de sucre de canne
  • 1L d'eau chaude
Cette recette, qui n'en est pas vraiment une, est tout ce qu'il y a de plus simple : dans un pichet, verser le sucre, le citron coupé en fines tranches et l'eau.
Attendre que le mélange refroidisse avant de mettre au réfrigérateur.

A déguster bien frais au retour de la plage, ou bien à tout autre moment de la journée, je vous fais confiance !

Petite note : choisir un citron biologique a ici toute son importance, afin que les pesticides ne se retrouvent pas dans la boisson.



vendredi 14 juillet 2017

Comment ne pas finir comme tes parents, ou le livre qui donne envie de méditer


Il fallait que je vous parle de ce chouette bouquin qui a accompagné le début de mes vacances, histoire de partager avec vous mon immense enthousiasme à son égard.

Pour la petite histoire, nous étions partis faire les soldes. Sur le point de repartir bredouilles, nous faisions un dernier petit tour à Nature & Découvertes (il faut que vous le sachiez : je n'envisage pas une virée en ville sans un petit passage dans le temple de la saveur citronnée et des petits gadgets écolo-futiles)(Je les soupçonne d'ailleurs de diffuser des phéromones à l'entrée du magasin pour attirer le client désorienté...Bref.) quand je suis tombée sur ce livre au titre bien impertinent. C'est d'abord ce qui m'a attirée voyez-vous. 

Je peux maintenant vous le dire : ce fût les 22.90€ les mieux dépensés de cette journée (de la semaine ?). Culture : 1, Fringues : 0 (de toute façon j'en avais pas besoin).

Comment ne pas finir comme tes parents (Parents, n'y voyez aucune offense) est une introduction géniale et ludique à la méditation, pour qui voudrait s'y essayer sans jamais oser. Je l'ai picoré petits bouts par petits bouts, en résistant à l'envie de le terminer trop vite malgré sa relative densité, et en essayant aussi souvent que possible d'effectuer les petits exercices de méditation proposés tout au long de l'ouvrage.


Ce livre plein d'humour s'adresse au lecteur sur un ton amical et désacralise terriblement la méditation pour les plus jeunes, en y développant les concepts phares sous le prisme de la vie quotidienne d'un ado du XXIème siècle. S'il est indiqué sur la couverture "La méditation pour les 15-25 ans" j'étendrais personnellement cette tranche d'âge au delà tant le propos est intelligent et universel. J'ai beaucoup aimé l'utilisation de métaphores pour expliquer simplement des concepts fondamentaux comme les pensées, tout comme le fait que les auteurs ne prônent rien du tout mais nous invitent chaudement à expérimenter les bienfaits de la méditation par nous-même et à se faire son propre avis. 

L'ouvrage est en outre vraiment agréable à lire grâce à sa mise en page aérée et colorée, relevé par quelques jolies illustrations de l'artiste Pénélope Bagieu, qu'on ne présente plus. Il contient également un CD de 11 méditations guidées (que je me suis empressée de transférer sur mon iPod pour les emmener partout avec moi cet été !), à pratiquer parallèlement à la lecture lorsque le petit logo dédié apparaît au fil des pages.

Conclusion : un bouquin très bien fichu à mettre entre les mains dodues de votre pré-ado, plus musclées d'un jeune adulte ou même sur le point de se rider d'un adulte qui en a déjà vu de belles, bref : à mettre entre des mains de tout âge !


lundi 3 juillet 2017

Dernières trouvailles bloguesques inspirantes !

A l'heure actuelle je ne lis plus qu'une petite poignée de blogs, de jolis espaces virtuels dont les mots me touchent et dont je ne manquerais la lecture pour rien au monde. Ils sont simples et poétiques, ils racontent la vie et ses aspérités mais rendent tout ça plus joli : finalement ils me font du bien, nourrissent ma curiosité intellectuelle et ma soif d'apprendre. Loin de tout marketing qui fleurit malheureusement un peu trop, ils n'ont rien à vendre mais tout à raconter et à partager avec générosité.

Ces jolis endroits occupaient mes favoris depuis un petit moment. J'ai eu l'envie soudaine de les partager avec vous, afin qu'ils ne prennent pas seulement la poussière dans mon ordinateur mais diffusent aussi chez vous un peu de leurs paillettes. Le bonheur, ça se partage !


* Papillon Papillonnage

J'ai découvert l'univers de Sybille dans un numéro de Flow (le magazine), et je suis tout de suite tombée sous le charme de son univers poétique. Papillon papillonnage est un blog plein de mots doux et terriblement justes qui viennent se loger en plein cœur, mais se sont aussi ses délicates illustrations au trait minimaliste.

Sybille tient aussi une boutique de papeterie et petits objets, et moi je ne peux résister à tant de mignonnerie. Hop! ni vu ni connu j'ai enfoui dans ma besace une chouette petite carte à coquelicots et deux adorables tampons pour tamponner toutes mes enveloppes. Les destinataires de mes cartes seront ravis !

* Ne Paniquez-pas

C'est un peu par hasard que je suis tombée sur ce blog doux et chaleureux, au cours de mes quotidiennes pérégrinations sur le web. J'aime ces découvertes aussi évidentes qu'inattendues, qui brise un peu le flux continu de l'instant. Ne-paniquez-pas (nous l'appelleront comme ça, je ne connais son prénom) attend une petite grenouille et lui écrit souvent, mais ce n'en est pas pour autant un blog maternité. Il y a un peu de tout dedans, mais surtout plein de petites réflexions, d'amour et de lumière : c'est aussi beau et réconfortant qu'une tartine de purée d'amande à l'heure du goûter.



* Conscience Quantique


Crédit illustration : Conscience Quantique

C'est cette fois grâce à la page Facebook du magazine Kaïzen, dont je suis abonnée, que je suis tombée sur le petit monde fabuleux d'Art-mella (Facebook a parfois du bon, quoi que l'on en dise...). La jeune femme est une talentueuse artiste-illustratrice passionnée par le développement personnel et les mystères de l'humain, et l'article partagé mettait en avant un extrait du tome 2 de sa BD intitulée Émotions : enquête et mode d'emploi.

Cela m'a bien sûr donné envie de découvrir son travail. J'ai passé de longues minutes à me promener d'articles en articles, tous plus inspirants les uns que les autres et qui donnent matière à réflexion. Qui suis-je, Qu'est-ce qui me rend heureux ?, Comment puis-je communiquer avec les autres ?... Je partage avec vous une de ses réflexions qui m'a beaucoup touchée, c'est par ici : Osons être magnifiques !


Allez vous faire lire !

Découvert chez Pauline d'Un invincible été, Allez vous faire lire ! est un blog spécialisé littérature jeunesse et en passe de devenir mon favoris des favoris (un jour il faudra que je vous parle de mon amour pour la littérature jeunesse...). Pas que j'en lise des tas mais celui-là, en plus de son humour, a ce petit truc spécial qui pousse à la réflexion et l'analyse de ses lectures, ce que je ne prends malheureusement pas souvent le temps de faire. C'est ainsi qu'après lecture d'un de ses articles sur la critique littéraire, il m'est venu l'idée de m'essayer à cet art difficile. C'est aussi grâce à elle que je me suis mise à tenir un Journal de lecture, ce qui est en soi une idée tout à fait géniale pour le petit bookworm que je suis.

Il y a de ces blogs qui m'enthousiasment au plus haut point et me donnent l'impulsion nécessaire de devenir une meilleure version de moi-même : celui-là en fait assurément partie. Le nom est juste parfait et pour moi, une personne qui écrit à propos d'une BD : "Björn, ce n'est rien qu'une petite boule d'amour. Un nid en coton dans lequel on a envie de tortiller son derrière pour trouver la sensation du parfait écrin dans lequel s'endormir le sourire aux lèvres." ne peut qu'être au comble de la coolitude !


J'espère que vous aurez fait de belles découvertes, aussi n'hésitez pas à partager en commentaires vos favoris afin que j'en découvre de nouveaux

mardi 27 juin 2017

Mots d'été


Ce matin, j'ai reçu une visite lumineuse.

Il a traversé la fenêtre, sans un bruit, comme un vagabond volant une miche de pain négligemment posée sur une table.

Je l'ai aperçu dans le miroir alors que je peignais mes cheveux, regard furtif aux yeux d'or.  
Il a paru surpris de me voir, croyant sans doute trouver la maison vide.

Il a paru intimidé, puis s'est posé sur ma joue - douce caresse -, sur ma main et mon épaule, comme pour me dire qu'il ne m'en voulait pas d'avoir découvert ses visites secrètes. Habit de lumière sur  peau nue. 

Il est allé prendre place sur le fauteuil près de la fenêtre, sans bouger, m'observant vaquer à mes occupations d'été.

Et puis sans un mot, comme un vieil ami qui prend congé, l'astre solaire s'est évanoui.



Chers vous qui me lisez,

Je reprends doucement le chemin du blog, que je n'avais pas totalement abandonné physiquement (le dernier article n'a que deux semaines en fin de compte !) mais par l'esprit. J'avoue l'avoir totalement occulté ces deux dernières semaines, pour me consacrer corps et âme à mes derniers exams de l'année. C'est que je ne tiens pas spécialement à revenir en Août pour les rattrapages, voyez-vous.

Mais voilà, les derniers partiels terminés, l'année est enfin bouclée ! Je me réjouis déjà des jours dorés qui m'attendent, plein d'expérimentations culinaires, de lectures tirées de ma liste-de-titres-à-lire-AB-SO-LU-MENT (il y a beaucoup trop de tirets dans ce terme), de rooibos glacé et de repos. C'est la perspective de ce chouette programme qui m'a fait tenir, durant ces derniers jours où il m'a fallu tout donner pour atteindre la ligne d'arrivée.

Aussi, quelque chose de nouveau se trame par ici, et je fais de petits bonds d'impatience à l'idée de vous en parler. Dans les coulisses, à l'abri des regards, le blog se transforme, se pare de brises marines et renaîtra dans quelques temps. Nouvelle plateforme, un nom de domaine rien qu'à moi et... nouveau nom ! Après plus de deux années à vivre sa petite vie dans cet endroit, la chenille se transforme enfin en un joli papillon prêt à vous chuchoter toutes sortes de mots, photos, recettes et petites histoires.

Stay tuned ! 


dimanche 11 juin 2017

De beaux muffins aux fraises. (VGL)


Tous les samedis matin depuis que la saison bat son plein, c'est le même rituel. Nous nous précipitons au stand des fraises, vite-vite-vite faites-qu'il-en-reste-je-vous-en-prie !, avant de repartir (la plupart du temps. Il y a des jours plus tristes que d'autres, vous savez) avec le petit paquet tant convoité sous le bras.

Jusqu'à présent, je n'avais jamais expérimenté les fraises au four. C'est que cela m'apparaissait comme une hérésie, une atteinte à la dignité de la fraise fraîche. Cela ne se faisait pas, c'est tout. Et puis, récemment, j'ai changé d'avis...

Le problème avec avec ces demoiselles, c'est qu'elles finissent souvent englouties plus vite qu'il ne nous faut pour courir les acheter, et c'est un peu embêtant. On aimerait les faire durer, prolonger le plaisir, pour avoir chaque jour de la semaine un petit rubis frais à déguster.

Seule solution au manque que j'ai trouvée, prolonger le délice par le supplice du four. Notez, ce n'est peut-être pas très judicieux, sous cette chaleur dominical de mois de juin, que de vous proposer d'allumer votre four. Mais je vous le promets solennellement, vous ne le regretterez pas.


Pour 6 muffins


Ingrédients :

- 200 g de farine
- 90 g de sucre complet type Rapadura
- 1 càc de bicarbonate de soude
- 1 pincée de sel
- 2 càS d'huile de coco fondue
- lait végétal, d'avoine ici
- 5 belles fraises

Préparation :
  • Mélanger dans un saladier tous les ingrédients secs, puis l'huile de coco et le lait.
  • Bien mélanger, et rajouter du lait si nécessaire afin d'obtenir une pâte fluide
  • Ajouter les fraises coupées en petits morceaux, et bien mélanger pour les incorporer
  • Préchauffer le four quelques minutes et enfourner pour environ 25-30 min à 170°C



Bon dimanche !

vendredi 2 juin 2017

Oh, at(temps) un peu...


S'il y a bien une chose qui m'angoisse au delà du raisonnable, c'est l'impermanence des choses. Les marques du temps qui passe. Je n'aime rien moins que les fissures dans les murs, les volets écaillés et les départs des gens que j'aime.

La vieillesse me fait peur. Pas la mienne, pas encore, mais celles des objets, de la matière, des situations même. Cette pente invisible et inéluctable que nous fait dévaler le temps contre notre grès, à toute vitesse et sans branches amies auxquelles se raccrocher. Nous sommes des jouets dans le tourbillon de la vie. J'ai toujours eu du mal avec l'imperfection, les cicatrices, enfin tous ces petits signes du temps qui passe et nous rappelle que rien n'est éternel.

Comme si tout devait rester figé dans son essence. Ne pas bouger, ne pas évoluer sous peine de se fissurer instantanément. Je crois que ça a quelque chose à voir avec mon côté perfectionniste, mon besoin de stabilité et de contrôle que je cherche pourtant à maîtriser (ce paradoxe...). J'essaye chaque fois de me raisonner bien sûr, de voir le bon côté de tout ça, parce qu'après tout c'est ça la vie : les changements, les bascules, les virages à 90°, le mouvement perpétuel.

C'est un fait, rien ni personne ne peut y échapper à moins de vivre dans le musée de ses pensées ou de ses souvenirs. Mais c'est un peu triste, quand même.

Toujours, je ne peux m'empêcher de penser à... l'après. A chaque début, chaque commencement, j'envisage la fin, inéluctable. Comment goûter l'instant avec légèreté, comment absorber le moment présent sans penser à la suite, et gâcher le plaisir des retrouvailles ?

Je pense déjà à  "Tu me manques", alors qu'il est là, à côté de moi.


Dis, toi aussi parfois tu ressens l'angoisse du temps qui passe ?