samedi 25 février 2017

Pise la solaire.


En furetant un peu sur les internets avant notre départ pour préparer notre voyage, je me suis heurtée à de bien maigres trouvailles. Et pour cause : Pise, injustement dénigrée, souffre de la comparaison avec ses sœurs Sienne et Florence. Pourtant, ça aurait été bien dommage de ne pas lui laisser sa chance, à la belle Pise de Toscane et ses maisons aux couleurs chaudes !

Contre toute attente nous avons beaucoup, beaucoup apprécié cette ville chaleureuse, à commencer lors de notre arrivée par une promenade le long du fleuve Arno, dans la douce lumière du matin. Nous avions loué sur Airbnb un petit logement simple mais coquet, parfaitement situé dans le centre historique et par conséquent très proche à pied des lieux stratégiques à visiter. Ainsi nous n'avons pas du tout utilisé les transports en commun sauf à notre arrivée à la gare, avant de découvrir que celle-ci était en fait toute proche du centre-ville. 

Les personnes ayant comme moi le sens de l'orientation d'une taupe aveugle, seront ravies de découvrir que Pise a la taille d'un (joli) mouchoir de poche. C'est qu'il est très gratifiant de réussir à se repérer dans une ville étrangère, sans avoir à tourner en rond pendant des heures en maugréant sur son sens de l'orientation défaillant -où sur les panneaux mal foutus, au choix...

Pise ma belle, Pise aux mille couleurs, tu nous as fait chavirer. Nous avons parcouru tes ruelles bruissantes d'un italien chantant avec gourmandise, fureté dans tous les recoins que tu as bien voulu nous montrer, glissé sur ton fleuve d'une rive à l'autre, et savouré tes glaces comme si c'était le dernier repas de notre vie (ah-ah). 

Pise, tu nous as nourri le ventre et les yeux, la tête et le cœur.


Que faire à Pise 


♥ Se perdre dans les ruelles, nez en l'air, en admirant l'architecture de la ville et longer le fleuve qui sépare la ville en deux.
Lors de notre séjour, un dauphin avait même élu domicile près de l'un des ponts du fleuve, nous montrant sa trombine de temps à autre !

♥ Faire un saut à La Piazza dei Miracoli, juste le temps d'admirer ce lieu incontournable abritant la célèbre Tour penchée, mais aussi d'autres monuments d'envergure.
Lieu commun s'il en est, il vaut quand même le coup d'admirer ces merveilles de ses propres yeux !

♥ C'est un fait, on mange de TRÈS bonnes glaces à Pise ! Deux glaciers artisanaux testés et -largement- approuvés : La Bottega del Gelato et Il Gelato di Toto, aussi bons l'un que l'autre. Mention spécial pour les parfums Pistache et Noix, une merveille au goût authentique !

♥ Vivre quelques jours la Dolce Vita et se mettre à l'heure italienne en découvrant l'aperitivo, formule économique du soir qui consiste à ne payer qu'un verre et se voir offrir le buffet à volonté. Nous avons testé le Mimi Bar, mais il en existe plein d'autre au cœur de la ville !

♥ Jeter un œil au mur peint par Keith Haring, avec ses célèbres petits personnages de toutes les couleurs.

♥ Saliver devant la vitrine de boulangeries au charme rétro remplie de pâtisseries traditionnelles

♥ Rapporter du Chianti, vin rouge de Toscane, ou des paquets de pâtes de toutes les couleurs (décidémment, la couleur est partout par ici). Pise regorge aussi de mille douceurs sucrées qui collent au palais, des déliceux Cantuccini à la pistache (mon dieu !) à l'exquis Panforte (mon dieu again !), grosse pâtisserie sucrée aux fruits secs et aux épices originaire de Sienne


La jolie ville de Lucca où nous avons fait un saut, à 30 min en train de Pise

lundi 13 février 2017

"Parlez-moi d'amooour" (petits plaisirs de la vie à deux)


Après avoir lu l'article le plus choupinou de la blogosphère (enfin, je ne les ai pas tous lus mais c'est Céline alors foncez !) sur les clés d'un couple qui dure, j'ai eu moi aussi envie d'écrire un article Spécial St-Valentin. Cette fête toute rose qui n'a pas forcément bonne presse, considérée comme commerciale et dégoulinante de mièvrerie par les uns -et donc totalement indigne d'intérêt-, incontournable pour les autres. Mais toute proportion gardée, je trouve qu'il n'est pas inutile de fêter l'amour dans ce monde un peu trop violent, et de rappeler aux gens qu'on aime qu'on les aime, justement (la vie est trop courte pour oublier de le dire, merde !).

J'aurais pu vous raconter comme il est doux de vivre avec lui, que c'est une évidence entre deux êtres qui ont dû se rencontrer dans une vie antérieure, qui sait. Que je n'ai jamais eu cette pointe d'appréhension qui touche généralement deux personnes sur le point de vivre ensemble, mélange d'excitation à l'idée de vivre une nouvelle aventure et de peur que ça ne fonctionne pas. C'est très étrange et en même temps rassurant, de se rendre compte que oui la vie peut être simple parfois, qu'il y a des évidences qui ne se refusent pas. 

A la place j'ai eu envie de lister tous ces petits bonheurs de la vie à deux, qui rendent les jours un peu plus lumineux et les soirées un peu plus belles. Bien sûr je ne dis pas que c'est triste de vivre seul, je suis moi-même plutôt indépendante de manière générale, et vivre seule pendant trois ans dans un petit 9m² ne m'a pas été désagréable. Pourtant, pour rien au monde je ne retournerais en arrière... Peut-être que certains rituels vous sembleront familiers, ou bien que vous en aurez inventé d'autres à votre image. Dans tous les cas, je serais curieuse de les connaître :)


♥ Les bonheurs de la vie à deux ♥


- Me coller à lui dans le lit, et oublier pour un temps les grosses chaussettes dont je suis coutumière en temps normal. Sachez-le, dormir à deux est excellent en terme d'économie d'énergie !

- Quand avant d'aller prendre sa douche il m'enjoint de ne pas m'endormir avant qu'il ait fini, "qu'on puisse papoter un peu avant de dormir" (je fooonds devant sa propension à la communication)

- Quand on refait le monde à notre façon et que l'on a de grandes discussions philosophiques (ou pas...)

- Quand un réveil inopiné me cueille au milieu de la nuit, sa main que je serre dans la mienne avant de me rendormir tout contre son dos

- Les promenades du dimanche au bord du lac, avant de rentrer prendre le goûter comme des enfants qui n'en sont plus tout à fait. Les goûter du dimanche sont toujours les meilleurs, non ? L'odeur des gâteaux maison en toile de fond, et le temps qu'on prend (enfin) pour soi.

- Quand il remarque que j'ai changé de coupe/coiffure/bijoux, que j'ai un nouveau vêtement. Qu'il remarque toujours ces petits détails, quoi qu'on affirme sur les hommes...

- Quand il me propose de faire à manger/la vaisselle alors que c'est mon tour, mais que je suis trop fatiguée pour le faire. (ou, avouons-le, flemmarde... Je lui renvois bien-sûr la pareille en une autre occasion hein, n'allez pas croire que je l'exploite !)

- Aller faire les courses ensemble au magasin bio comme on part à l'aventure ou en voyage, en vu du délicieux repas qu'on a prévu de préparer ensemble. S'arrêter sur tel ou tel ingrédient nouveau, imaginer ce qu'on pourrait en faire et prévoir de l'acheter à la prochaine session courses.

- Décider de se préparer un petit apéritif à boire rien que tous les deux, comme ça, sans raison. Juste pour rendre cette soirée un peu plus spéciale qu'elle ne l'est en réalité.

- Cuisiner à quatre mains, le voir s'affairer à touiller nos potions magiques dans la casserole et jouer avec les épices. Sourire de le voir s'amuser avec la pâte à pizza, tellement moelleuse et agréable à travailler.

- Etre de mauvaise humeur et le voir essayer de tout arranger. Quand il propose de me faire un massage, et que je me laisse pétrir entre ses mains magiques

- Se mettre sur la canapé avec un plaid et regarder un film serrés l'un contre l'autre. S'agacer un peu de nous gâcher la surprise lorsqu'il connaît les dialogues par cœur, mais sourire très fort devant sa mémoire d'éléphant.

- C'est être ensemble 7 jours/7 sans se lasser et en redemander, et trépigner d'impatience en comptant les heures ou les dodos en cas d"éloignement

♥ ♥ ♥



samedi 11 février 2017

{Cantine végé} Le Bar à lire, à Valenciennes

Depuis quelques mois, un nouveau petit salon de thé a vu le jour à Valenciennes. Un endroit comme je les aime et qu'on trouve malheureusement trop peu par ici, où l'on peut déguster boissons chaudes et tasse de thé à l'abri du monde et dans une ambiance chaleureuse. Moi qui me déplaçais souvent à Lille pour profiter de ce genre d'établissement, c'est un petit plaisir de constater que ça sera désormais possible sans prendre le train.

C'est une amie qui m'a parlé en premier de cette bonne adresses, en mettant en avant le fait qu'on pouvait également y déguster des petits plats végétaliens à l'heure du déjeuner. Renseignements pris, je découvre que c'est également une bouquinerie remplies livres d'occasion autant que d'une petite cantine avec quelques tables.

On a décidé d'y déjeuner un midi, après que la carte du jour affichée sur leur page Facebook nous ait mis l'eau à la bouche. Ce jour-là, donc, nous sommes attirés par une assiette de curry de légumes au lait de coco (pléonasme - ou pas -, y'a-t-il toujours du lait de coco dans les curry ?) avec son accompagnement de riz et de falafels maison. L'assiette paraît petite de prime abord mais il n'en est rien, petits-yeux-plus-gros-que-le-ventre que nous sommes ! Bien que le riz fût un peu collant à mon goût, nous nous sommes tout de même régalés. Je n'avais malheureusement plus faim pour un dessert mais mon acolyte préféré, lui, a opté pour un petit muffin banane-chocolat qu'il a eu l'air d'apprécier, eût égard au temps d'engloutissement ne dépassant pas les trente secondes.


Si la carte n'est pas entièrement végétalienne, je suis ravie de pouvoir trouver ce genre d'options dans une petite ville telle que Valenciennes ! Preuve que les régimes sans produits animaux se démocratisent, même en dehors de Paris.
Les livres disposés un peu partout dans des étagères, les meubles de récupération aux couleurs vives et les murs de briques -typiques de la région- participent à la chaleur de la déco, et font que l'on s'y sent vraiment bien.


Le Bar à Lire
16 Square Crasseau
59300 Valenciennes 
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samedi 4 février 2017

{Bilan lecture} L'Homme qui Rit - Victor Hugo


Je reviens aujourd'hui avec un petit bilan lecture, dont je tenais absolument à vous parler. Je n'ai pas lu beaucoup d’œuvres différentes ce mois-ci, mais c'est que je me suis attelé à un pavé que je n'ai pas pu lâcher !

D'Hugo je ne connaissais pas grand chose, si ce n'est Le dernier jour d'un condamné étudié au collège (que j'avais trouvé ennuyant à mourir à l'époque) et son très célèbre Les Misérables abandonné en cours de route, toute jeune que j'étais et quelque peu intimidée par l'ampleur de la tâche. 

Et puis ces derniers mois, mue par une étincelle d'enthousiasme, j'ai décidé de me replonger dans l'oeuvre de l'écrivain. J'avais envie de grande littérature et de belles tournures, d'époque un peu lointaine pour voyager sans mettre un pied dehors et de rencontrer de nouveaux personnages. Je me suis aventurée dans le monde de L'Homme qui Rit comme on saute dans une machine à remonter le temps, et me suis laissée bercer par l'histoire extraordinaire de Gwynplaine, dont le visage a été mutilé à la naissance par des comprachicos en un sourire permanent .

Dans une Angleterre sinistre du XVIII ème, on suit le destin du jeune homme de son abandon à son recueillement à l'âge de dix ans par un vagabond nommé Ursus et son loup domestique, Homo. Ensemble, ils voyageant dans toute l'Angleterre à l'abri de leur roulotte et haranguent les foules avec leurs spectacles de rue et les connaissances en médecine du vieillard. Quelques années plus tard, le jeune homme est sommé de suivre un homme qui lui apprend sa véritable identité...

J'ai adoré ce très beau roman, critique de l'Angleterre de l'époque mais aussi oeuvre philosophique et poétique par les réflexion du vieux Ursus. Inutile de dire aussi que je me suis régalée de la plume d'Hugo et de sa prose magnifique, parfois tendre ou assassine. Ce roman m'a donné envie d'en lire davantage de lui et, accessoirement, de me mettre à écrire, aussi. (Certains auteurs vous font cet effet-là...)