jeudi 26 janvier 2017

Rentrer, ce délicieux sentiment


Est-ce que cela se passe toujours ainsi ? Partir pour mieux revenir, se rendre compte que l'on apprécie quelque chose ou quelqu'un quand ces entités s'éloignent ou disparaissent ? Tel un amour rétrospectif, le manque comme un indice et ce trou dans la poitrine comme une preuve.

C'est en passant quelques mois loin de chez moi, de mes habitudes et mes repères, que j'ai découvert que ce petit coin du Nord m'avait manqué. Finalement, et malgré tout. Malgré le calme, malgré le froid, malgré la pluie et le manque de lumière, parfois. Faire contre mauvaise fortune bon cœur, et voir toutes les belles choses autour de soi. Mais sans se forcer au bonheur, oh non ! essayer seulement d'extraire la pulpe savoureuse des jours ordinaires. 

Est-ce cette belle lumière rase d'hiver qui illumine les visages d'une douce chaleur ? Ce soleil qui nous fait l'honneur de sa présence depuis quelques jours ? Ou bien ces murs de briques rouges, comme un signe rassurant aux fenêtres inclinées de notre nouveau cocon ? Et puis, sortir le plaid tout doux sur le canapé et les théières fumantes, les gros livres et les chaussettes épaisses. 

Emprunter de nouveau les chemins familiers sertis de folles herbes, l'étang gelé comme destination à nos pas. Longer les murs fêlés et les clôtures fleuries derrière lesquelles passent les trains, ronronnement quotidien. 

Ah, qu'il est bon de rentrer !


( Pssst, vous pouvez aussi me retrouver sur Instagram et Twitter !)

vendredi 20 janvier 2017

Ce que j'aimerais pour mon blog en 2017


En février, mon blog aura deux ans. Deux ans ! Ce n'est pas grand chose à l'échelle de la blogosphère, où les plus vieux blogs dépassent l'âge canonique de dix ans, mais je ne suis pas peu fière de ne pas avoir abandonné l'aventure. Cette activité que je compare à une fleur qu'il faut nourrir, arroser et cajoler pour la voir s'épanouir pleinement et devenir une jolie plante. Ça demande du temps, de l'attention et de l'entretien, mais ça en vaut la peine.

En 2015, première année du blog, j'ai publié 66 articles contre 40 en 2016 (j'ai pû en supprimer deux ou trois au passage). Disons-le, passés les premiers moment d'euphorie et d'enthousiasme où l'on publie souvent à tout-va et sans forcément réfléchir, la source d'idées se tarit. Mais ce n'est pas plus mal finalement, poussés que nous sommes à se creuser davantage la tête pour proposer quelque chose de plus original et d'esthétique. Fin 2016, j'avais pris la résolution de publier au moins un article par semaine pour continuer à entretenir l'inspiration et huiler la machine, et je m'y suis plutôt bien tenue.

Mon blog aura donc deux ans. Je me rappelle mes premiers articles plutôt orientés écologie, où j'étais toute contente de vous parler des découvertes qui m'enthousiasmaient (ici les huiles végétales, la cup et le DIU au cuivre !) et de mon nouvel état de végéta*ienne. Depuis j'ai pris un tournant un peu différent par ici, qui s'est fait naturellement. Je ne ressens plus vraiment le besoin de parler écologie/minimaliste/tout ça, puisque ce mode de vie fait désormais partie de mes habitudes et que je pense en avoir fait le tour. Un peu comme s'il existait des blogs sur ces activités qui sont inscrites dans notre ADN, comme manger-boire-et-dormir.

J'avoue que je ne me reconnais plus trop dans le nom de ce blog, ni dans ce template blogger tout ce qu'il y a de plus impersonnel. J'envisage sérieusement de changer tout ça, ainsi que d'opter pour un vrai nom de domaine avec hébergement. J'y songe depuis un moment à vrai dire, mais je ne sais par où commencer, ni comment m'y prendre. Je rêve d'un endroit virtuel qui me ressemblerait tout à fait, un petit cocon plein de livres, de Rooibos à l'orange, de chocolat et de réflexions sur le monde qui nous entoure.

vendredi 6 janvier 2017

{Coup de ♥ lecture} Juliette, de Camille Jourdy


Un jour j'ai découvert les romans graphiques, et ce fût une petit révélation. Pas tout à fait bande-dessinée ni tout à fait roman non plus (d'où le nom), ils alternent entre les genres avec des bulles entrecoupées de pages en prose à la manière d'un roman. J'avais envie aujourd'hui de vous parler d'un de ceux pour lequel j'ai eu un vrai coup de cœur : Juliette - Les fantômes reviennent au Printemps. 

De Camille Jourdy j'avais déjà dévoré les trois tomes de la série Rosalie Blum, dont j'avais adoré l'histoire touchante et les illustrations. Lorsque j'ai trouvé son dernier opus à la bibliothèque j'étais joie ! Je me suis empressée de mettre le nez dedans, en essayant tout de même de le déguster à petites lampées pour ne pas le finir trop vite (en vain !). C'est un peu le problème avec ce genre d'ouvrage, on déroule les pages trop vite !

C'est donc l'histoire de Juliette, une jeune trentenaire angoissée par la vie et un peu perdue, qui ne sait pas quoi faire d'elle. Elle retourne quelques jours chez son père dans le village familiale, séparé de son artiste et loufoque de mère qui ne fait rien comme tout le monde. Un jour elle croise par hasard le chemin de Polux, un pilier de bar célibataire au cœur tendre qui ne sait pas plus qu'elle de quoi il a envie, et se noue entre eux une amitié inattendue. Ils adoptent même un petit caneton abandonné par sa mère que Polux surnomme "Maigret-Canard". Il y a aussi sa sœur, débordée par ses enfants et qui cache un amant dans le placard, sa grand-mère sénile dont il faut s'occuper et un secret de famille qu'on ne lui a jamais raconté.


Définitivement je suis fan du travail de Camille Jourdy, dont les illustrations sont pleines de poésie et les histoires empruntes de tendresse. Elle sait rendre le quotidien extraordinaire et raconter l'humain dans toute sa complexité, les petits malheurs comme les grands bonheurs. Je trouve que ce genre de livre pousse à garder espoir malgré les difficultés, et à apprécier la vie dans toute sa simplicité, à sa juste valeur. 

Vous l'aurez compris, mon premier coup de cœur de 2017 !