samedi 24 septembre 2016

Les Miscellanées

J'avais envie de vous parler de ces petites choses, ces petits rien du quotidien qui rendent la vie plus douce. O pas grand chose, vraiment, mais quand même... Un joli paysage qui donne le sourire malgré la pluie, des petites douceurs à cuisiner et à partager (ou à dévorer pour soi tout seul !), un bouquet de fleurs... Je ne tiens pas de carnet de gratitude, pas encore en tout cas, mais j'aime bien réfléchir à ces petits bouts de bonheur.


Alors voilà, j'ai ENFIN cuisiné les scones dont je vous parlais dans mon précédent article, mais siii, vous savez, ceux aux figues. Eh bien ! ce fût délicieux, végane, et totalement décadent. Ce petit goût de sel, cette texture friable sous la dent, ce cœur coulant de framboises et de figues mêlées dégoulinant langoureusement sur les côtés (j'ai quelque chose de dramatique en moi). C'était beau, c'était bon, c'était parfait. Bon par contre ça ne ressemblait pas vraiment aux photos de Céline, mais pourquoiiii ce que je cuisine n'a jamais l'air pareil que sur les recettes originales hein ?! En tout cas si vous ne savez pas quoi faire de votre après-midi, essayez pour voir.

Le shampoing et moi, c'est un peu une histoire d'amour de haine. J'en ai essayé pas mal, des bio bien sûr et des naturels, avant de passer tout simplement... au savon saponifié à froid. Je crois toujours avoir trouvé la parle rare et puis - paf ! du jour au lendemain tout est fini entre nous. L'autre jour, en me promenant au rayon cosmétique d'un nouveau-magasin-bio que je viens de découvrir (ça s'appelle Denn's, c'est génial. Il y a pleiiin de produits introuvables en France, ou difficilement. Genre, de la poudre d'œufs végane)(c'est allemand donc. Ceci explique sûrement cela), donc je disais, je suis tombée sur ce flacon à la couleur vive et à la composition très clean. Et en moins de temps qu'il m'en faut pour dévorer un pot de beurre de cacahouette à la petite cuillère, il s'est retrouvé dans mon panier. Enfin dans mon "tote-bag" je veux dire. Je précise que j'étais venue pour acheter du gros sel seulement, qui semble être une denrée rare dans ce pays. D'où ma question : avec quoi cuisent-ils leurs spaghetti bon sang ? Parce que quand même, le gros sel quoi...

Bref, je l'ai essayé le lendemain et laissez-moi vous dire que désormais, lui et moi c'est pour la vie. Odeur très agréable, cheveux propres, doux et soyeux... Que dire de plus ?

Shampoing SANTE - 3.99€ les 200 ml

Il y a eu, aussi, cette douce journée pluvieuse passée à ne (presque) rien faire d'autre que de boire du thé et me caler devant une série, emmitouflée dans mon douillet gilet d'hiver. J'ai commencé Narcos sur les conseils de mon cher et tendre (et puis parce que j'arrêtais pas de voir passer des articles dessus aussi)(je suis faible, que voulez-vous), c'est une sorte de biopic sous forme de série et qui raconte la vie du narco-trafiquant colombien Pablo Escobar. Ça me plaît bien, c'est rythmé, et les musiques colombiennes du générique sont entraînantes. Mais tout cela ne me fera pas oublier la saison 3 d'Outlander que j'attends avec impatience !

J'ai également passé un bon moment devant cette vidéo de Mardi noir, qui m'a tellement fait rire ! Elle est à l'opposé de la youtubeuse-beauté à l'intérieur girly-bonbon et parfaitement rangé, ça décomplexe et ça, ça fait vraiment du bien.


Bon week-end les amis, prenez soin de vous !

samedi 17 septembre 2016

Les envies #1

J'ai honteusement copié sur Camille, pardon pardon, mais elle écrit tellement bien Camille qu'on a envie de faire pareil, d'essayer pour voir. Et puis moi aussi j'ai toujours plein d'envies qui se bousculent dans ma tête, souvent j'écris tout dans le bloc-note de mon portable et je fais des listes longues comme des autoroutes pour ne rien oublier. Alors je me suis dit Oui tiens, pourquoi ne pas les écrire ici, peut-être que je me sentirai plus légère comme ça. J'espère qu'elle ne m'en voudra pas en tout cas.

D'abord j'ai envie d'acheter des figues, toutes rondelettes et tendres à l'intérieur parce que c'est un de mes fruits préférés, mais pas les grosses qui viennent de Turquie et qu'on trouve partout, non non. Peut-être qu'elles sont bonnes aussi hein, je ne dis pas, mais pourquoi diable importer de là-bas ce qui pousse ici-bas. Si je veux acheter ces figues, c'est aussi parce que Cél nous a proposé une délicieuse (enfin, je suppose quelle l'est) recette de scone géant que je meurs d'envie de goûter, parce qu'elle est drôlement douée pour les mots et les images, et que chez elle tout est un petit bonbon pour les yeux et beau pour l'âme. Vous savez, dès qu'elle publie un nouvel article je tressaille, je saute de joie, j'applaudis des deux mains et abandonne tout ce que je suis en train de faire pour crier au génie. Voilà, c'était ma minute fan hystérique mais que voulez-vous, ils me font cet effet-là ses Mots Ailés.

J'ai envie, aussi, de partir en Bretagne et en Italie comme on se l'est promis, à faire des plans sur la comète et à imaginer chacun de nos voyages dans les moindres détails. De rêver à ces belles choses en attendant ton (mon) retour, de m'emplir la tête de paysages peut-être imaginaires. On irait sur la côte pour admirer la mer, à courir sur le sable en étendant les bras et en mangeant des gaufres au sucre dans le froid de l'hiver. On découvrirait tous les deux ce pays solaire qu'est l'Italie, en tout cas c'est comme ça que je me l'imagine, après ce voyage scolaire à Rome qui m'avait tant marquée. On ne ramènerait pas beaucoup de souvenirs dans nos valises mais des glaces plein le ventre, pour que ce petit goût de vacances et de paradis ne nous quitte plus jamais.

J'ai envie d'éteindre mes écrans toute une journée, pour une fois, et de sortir profiter de toutes ces merveilles qui nous entourent et qu'on ne sait plus regarder. Me plonger dans un gros livre qui happerait mes nuits et hanterait mes journées, et me hâter de rentrer le soir pour m'en délecter à nouveau.

Et puis que mes cheveux repoussent et de pouvoir les rattacher comme avant, oui je sais c'est complètement débile puisque je n'arrêtais pas de dire à qui voulait bien m'entendre que franchement, les cheveux courts ça change la vie, c'est génial j'te jure, je ne regrette pas du tout mais alors PAS DU TOUT tu vois, mais que bon finalement ce n'est pas vraiment moi, c'est dur à expliquer mais mes barrettes et mes élastiques me manquent. Oui, même si je les perdais tout le temps et les retrouvais plusieurs semaines plus tard dans des endroit incongrus.


Et vous, c'est quoi vos envies ?

mercredi 7 septembre 2016

Et puis septembre.


Soudain ce fût la fin des longs repas familiaux qui durent jusqu'à l'aube, des pieds enfouis dans le sable et des glaces dégustées face à la mer. S'en est doucement allée cette insouciance estivale des matinées à bouquiner dans les draps encore frais, les retours dans le lit à peine le petit-déjeuner avalé. Se dire qu'on a eu de la chance, vraiment, d'avoir eu pour soi (rien que pour soi) ces deux jolis mois.

Et puis septembre, en clair obscur, joli encore des derniers rayons de soleil, gorgé d'espoir pour l'automne à venir. Tes jours qui dansent encore comme un grand feu follet, avant de déguerpir chaque fois un peu plus vite, un peu plus tôt. Mais profiter encore, fouler les pavés à s'en éreinter les pieds, le sac rempli des victuailles du marché et la tête pleine d'idées fantaisistes. Décider, sur un coup de tête, de s'offrir un joli bouquet de fleurs colorées, pour faire comme si c'était un jour spécial et s'égayer un peu.

Mélancolie des jours solitaires, parfois perdue au milieu de toute cette foule qui n'est pas toi et chercher ton visage. Le manque de toi, le manque de nous et de nos doigts enlacés. Comme une chanson lancinante, mon cœur crie famine à ton absence répétée, qui dure et qui dure et me laisse étourdie. M'enrouler de douceur pour ne plus y penser, en attendant la tienne qui bientôt sera mienne.

Parce que toi sans moi, tu sais, c'est comme une tartine de purée d'amande mais sans purée d'amande, justement. Comme si quelqu'un l'avait grattée, me laissant nue et triste.

vendredi 2 septembre 2016

Et rentrée fût faite.


J'avais mis mon portable à sonner à 7h pour le lendemain, avait failli l'éteindre, me ravisai, puis l'éteignis finalement.

Le rallumai, me connectai pour la dernière fois de la soirée (la dernière fois, promis ! me dis-je à moi-même avec conviction) sur Instagram et Whatsapp, le re-éteignis puis le posai sur ma valise-table-de-chevet-à-roulettes jusqu'au lendemain. Une boule au ventre, impossible de trouver le sommeil. 

Demain, la rentrée dans ma nouvelle entreprise. 

Je ne voulais plus y penser, essayer de lire, reposer mon livre, le reprendre, faire un tour dans la chambre pour vérifier que tout était prêt, mon sac préparé, avec une trousse et mon dictionnaire Français-Allemand qui désormais ne me quitte plus depuis dimanche. Retourner sous les couvertures, contempler avec tristesse la place vacante de l'Aimé à côté de moi, changer de position et sortir une jambe au dehors pour tâter un coin plus frais. Maugréer que, quand même, tout ce foin pour si peu... Ce n'est que la rentrée après tout. Non ?

Ce matin-là, je portais ma bague porte-bonheur au majeur droit, celle avec une pierre orange qui me rassure toujours quand je l'ai sur moi, et je refis le chemin effectué mille fois la veille. Oui je sais, c'est idiot : le stress me rend aussi supersticieuse qu'obsessionnelle. Dans le tramway qui m'emmène, je me surprends à répéter dans ma tête en boucle des phrases toutes prêtes, des mots appris par-ci par là, toujours mon mini-dictionnaire greffé à la main. Ma bouée de sauvetage

Guten Tag, ich bin Marine, die Neue Mitarbeiterin... Entschuldigung, ich bin ein wenig zu früh... Hallo, ich bin Marine...

Et puis soudain, les nuages gris et pesants logés dans ma poitrine se dissipent. Ils sont si sympatiques, si souriants, si avenants mes nouveaux collègues ! Un gâteau au chocolat partagé, un jeu de cartes sur le toit de l'Institut, avec cette vue à couper le souffle sur les toits de la villes. A la fin de la journée je rentre chez moi légère, légère, légère comme une plume...

Ainsi, c'était donc ça !

Et puis sur le chemin du retour j'ai croisé une rose, elle semblait sortir sa tête en implorant : Je vous en prie, délivrez-moi, sortez-moi de cette prison ! Alors après j'étais un peu triste de ne pas pouvoir le faire...