dimanche 29 mars 2015

J'ai testé : le modelage ayurvédique

Ça faisait un moment que je rêvais d'un massage en institut, et ma maman a profité de mon anniversaire pour m'en offrir un.

En cherchant sur le web un institut bio dans ma ville, je tombe sur Les Merveilles d'Angelina, un institut au nom prometteur. Entièrement bio et naturel, sa philosophie m'a tout de suite plu : "C'est un moment privilégié pour vous. Ma philosophie n'est pas de surfer sur la vague verte. Il ne s'agit pas d'un effet de mode". 

Parmi une multitude de massages, soins et rituels du monde proposés tous plus alléchants les uns que les autres, je choisis difficilement le modelage indien ayurvédique. En Inde, l’ayurvéda est une médecine traditionnelle à la fois philosophie, spiritualité et art de vivre qui procure de façon naturelle santé, beauté et bien-être.
1h30 de bonheur rien que pour moi !

Le jour dit, j'entre dans un petit cocon lumineux peint en vert et meublé en matériaux écologiques : bois, bambou, fer forgé... Ensuite Vanessa me remet un questionnaire que je dois remplir afin de déterminer mon Dosha. En Ayurveda il existe trois doshas qui vont déterminer votre humeur générale et votre constitution : Pitta, Vata et Kapha. A chaque dosha correspond un type de soin particulier et des actifs à éviter. Moi il semblerait que je sois Pitta, une "boule de feu" !

Contrairement à ce que je croyais, le modelage Ayurveda n'est pas un gentil petit massage mais un vrai soin tonique et dynamisant. Elle commence par les pieds et me pince les orteils (c'est trop bon je vous jure) avant de passer au corps. Quand elle se met à me tapoter très énergiquement le dos de la tranche de ses mains, je me retiens de ne pas éclater de rire. Ça m'a surprise, je croyais qu'on ne faisait ça que dans les films. A un moment, elle me prends la jambe, la secoue et la fléchit jusqu'à ma poitrine. C'est pas tous les jours qu'on me tortille comme ça dans tous les sens, et ça fait un bien fou !

Enfin elle finit par la tête et là, je me liquéfie de bonheur. Sûrement le moment que j'ai préféré, je crois. Imaginez qu'on vous lisse les sourcils du bout des doigts, avant de descendre le long du nez et autour de la bouche. Qu'on vous masse délicatement le visage avant de passer au cou et au cuir chevelu. OHMAGAD ! Bonheur suprême de mains qui passent derrière vos oreilles et s'attardent sur la base de votre crâne.

A la fin Vanessa me parle aussi d'un massage des pieds aux bols tibétains, qui font un son mélodieux et se mettent à chanter lorsque qu'ils rencontrent des blocages. Tout ça me donne envie. Vous connaissez ? Ça doit être divin.

Je ressors détendue mais pourtant pleine d'énergie, prête à affronter la montagne de travail qui m'attend (snif). Surtout ne pas culpabiliser de s'offrir une petite pause de ce genre. Sérieusement, pour le bien-être de ses citoyens les massages devraient être remboursés par la sécurité sociale. Et si j'étais présidente j'instaurerais deux massages minimum obligatoires par an... ;)

Les Merveilles d'Angelina
34 avenue Jean Monnet
14 000 Caen

jeudi 26 mars 2015

Tendre vers le zéro plastique pour mes courses

Coucou petit Cookie au thé matcha (tu permets que je t'appelle comme ça ?)

Aujourd'hui j'ai envie de te présenter mes nouveaux filets à provisions pour faire les courses.

Quand je les ai vus à la caisse, accrochés en ligne dans toutes ces belles couleurs, j'ai craqué et j'en  ai embarqué deux. Il faut dire qu'à 2,60€ chaque je ne me suis pas trop ruinée.
J'en avais assez de trimballer un grand cabas Carrefour pour y mettre trois fois rien, quelques sachets de fruits et légumes, une plaquette de chocolat et des petits sachets de fruits secs.
Alors, ils sont pas joliment vitaminés mes sacs zéro déchet ?
Et puis ça fait des mois que j'ai envie de coudre des petits sacs à vrac pour les courses. Abandonner une bonne fois pour toutes les sachets Biocoop en kraft qui certes, ne sont pas en plastique et peuvent se recycler mais n'en produisent pas moins des déchets.
J'ai beau les réutiliser jusqu'à la moëlle, au bout d'un moment ils finissent par devenir tellement froissés que les étiquettes ne collent même plus et bien sûr, ils me restent sur les bras.

Je rêve de me faire des petits sacs en tulle ou voile de coton, tout légers mais hyper résistants. Je procrastine je procrastine... Parfois je me dis Oh allez t'embête pas, achète-les.
Sauf que NON, il faut toujours que je me complique la vie je veux coudre mes sacs moi-même. Nah !
Ce que je cherche : un peu dans ce genre là mais plus fins (Sakaïdé)
Soit ceux que je dénichent me plaisent mais le tissu est trop épais, soit je trouve le kit trop cher. Et puis, il paraît que l'on est jamais mieux servi que par soi-même alors...
Promis cet été je m'y mets. Quitte à mettre Mère-grand et ses talents de couturière à contribution.
Voilà ce dont j'ai envie ! compte Instagram de @healthy_juliette
Si vous avez des astuces, tuto couture ou connaissez un bon magasin de tissus en ligne, n'hésitez pas à partager vos bons plans ! ;-)

lundi 23 mars 2015

Mes savons maison : le résultat

Trois jours après la fabrication, lors du démoulage
Vous vous rappelez, dans cet article je vous avais raconté que je m'étais lancée dans la fabrication de savons de Castille. Alors, qu'est-ce que ça a donné ? 
J'ai dû prendre mon mal en patience mais la cure de cinq semaines étant maintenant terminée, j'ai pu enfin les utiliser.

Eh bien, après les avoir testés sur mon corps et mon visage, je peux vous dire que je suis plus que ravie. Ils sont tout doux, aussi efficaces que ceux du commerce et... ils moussent ! Sérieusement. Bon ne vous attendez pas à du grandiose mais leur petite mousse légère est tout à fait honorable.
Bah oui, qu'est-ce que je croyais ? Dans ma tête, une petite voix me disait que ça n'allait pas fonctionner, que c'était trop simple et trop beau pour être vrai. 

Mais c'est vrai ça, pourquoi croire que les produits industriels sont toujours mieux, plus efficaces que ceux que nous ferions avec nos petites mains ? Aah, ces croyances limitantes qui nous empêchent de nous aventurer trop loin...

Comme vous pouvez le constater sur les photos, la couleur a évolué et a foncé du orange au marron. J'aime bien cette couleur, ça fait "brut" et rustique. Par contre il faudra que je mette moins de curcuma la prochaine fois, car cela a tendance à déteindre sur le gant de toilette...
Quant à l'huile essentielle d'Ylang-Ylang plus jamais, je trouve l'odeur affreuse (entêtante et vieillotte). Bon c'est vrai, mes petits savons sont plutôt moches et coupés à l'arrache mais c'était mon premier essai, j'ai prévu de m'améliorer par la suite ;)
Super efficacité pour un minimum d'ingrédients : 100% huile d'olive
En conclusion, je n'ai qu'une hâte : m'y remettre dès que possible. C'est tellement gratifiant d'utiliser quelque chose que l'on a créé de ses blanches mains. Bon c'est décidé, j'abandonne mes études pour devenir savonnière ! Je plaisante, mais je crois qu'avoir un métier de ce genre me plairait beaucoup...

En tout cas si vous avez envie de vous lancer, n'hésitez plus ! 

samedi 21 mars 2015

Le Chœur des femmes

Source
Je suis tombée sur ce texte magnifique de Patricia Lynn Reilly, que j'ai eu envie de partager avec vous. En lisant ces mots je me suis imaginée cette femme forte, pleine de confiance en elle et dans les autres, et ça m'a donné envie d'être elle. Une femme fière de son corps, fière d'appartenir au clan féminin.
« Imaginez une femme qui croit que c’est juste et bon qu’elle soit une femme.
Une femme qui honore son expérience et raconte ses histoires.
Qui refuse de porter les péchés des autres dans son corps et sa vie.
Imaginez une femme qui a confiance et se respecte elle-même .
Une femme qui écoute ses besoins et désirs.
Qui y répond avec tendresse et grâce.
Imaginez une femme qui reconnaît l’influence du passé sur le présent.
Une femme qui a traversé son passé.
Qui a guéri dans le présent.
Imaginez une femme qui réalise sa propre vie.
Une femme qui exerce, initie et agit en son propre nom.
Qui refuse de se rendre sauf à son soi authentique et sa plus sage voix.
Imaginez une femme qui nomme ses propres dieux.
Une femme qui imagine le divin à son image et à sa ressemblance.
Qui conçoit une spiritualité personnelle pour sa vie quotidienne.
Imaginez une femme amoureuse de son propre corps.
Une femme qui croit que son corps est suffisant, comme il est.
Qui célèbre ses rythmes et cycles comme une ressource exquise.
Imaginez une femme qui honore le corps de la Déesse dans son corps en changement.
Une femme qui célèbre l’accumulation de ses années et sa sagesse.
Qui refuse d’utiliser son énergie vitale pour déguiser les changements de son corps et de sa vie.
Imaginez une femme qui estime les femmes dans sa vie.
Une femme qui s’assoit dans les cercles de femmes.
À qui l’on rappelle la vérité de sa nature quand elle l’oublie.
Imaginez-vous comme cette femme. » –  Patricia Lynn Reilly
Extrait de page original : Wild Women Spirit Dance – Sisterhood

J'ai aussi envie de vous conseiller un superbe roman de Martin Winckler que j'ai lu l'année dernière et que j'avais beaucoup, beaucoup aimé : Le Chœur des femmes.
Si pendant les premières pages j'ai mis un peu de temps à rentrer dans l'histoire, la suite m'a en revanche totalement absorbée. Hé oui c'est comme ça, certains livres ne se laissent pas apprivoiser facilement. Définitivement, ce roman sur les femmes (mais pas que...) et sur un lourd secret de famille a laissé une trace dans ma mémoire. Il m'a tellement émue et touchée que plusieurs semaines après l'avoir terminé, il m'arrivait d'y penser encore.

Martin Winckler est d'abord un médecin gynécologue français, mais aussi un écrivain humaniste engagé en faveur des femmes et d'une médecine plus humaine. 
Son webzine, qui répond à toutes les questions qu'une femme se pose à propos de la contraception sans forcément trouver de réponse, m'avait beaucoup aidée et rassurée lorsque j'ai décidé de passer au DIU cuivre.


mardi 17 mars 2015

Comment j'ai définitivement adopté les huiles végétales pour ma peau ♥


Depuis un an maintenant, c'est-à-dire lorsque j'ai décidé de passer au naturel, je voue une grande passion aux huiles végétales. Si je m'écoutais, je les achèterais toutes et j'en ferais une jolie petit collection. Mais désencombrement oblige, je me force à n'en posséder que quelques unes et à attendre qu'un flacon soit terminé pour en racheter une nouvelle.

Lorsque j'ai voulu désencombrer ma trousse de toilette et passer au 100% naturel, je suis allée voir du côté de ces dernières - que je ne connaissais pas vraiment. Comme il en existe une infinité et pour tous les types de peau, j'étais à peu près sûre de trouver mon bonheur.
Soin minimaliste par excellence, grâce à elles plus besoin de sérum, produit liftant, crème de jour, crème de nuit, contour des yeux, repulpeur... tous ces produits qu'on croit devoir appliquer pour une peau sans défaut.

Pourtant, au début, j'étais plutôt sceptique. Comme beaucoup de gens j'imagine, je pensais qu'appliquer de l'huile sur une peau grasse allait la rendre encore plus grasse. Et puis en lisant beaucoup d'articles vantant les bienfaits de l'huile végétale pour les peaux "à problème", je me suis rendue compte que j'avais TOUT FAUX ! J'ai donc mis mes préjugés de côté et à mon tour j'ai voulu essayer.

Verdict ? Elles ont tellement fait de bien à ma peau que je ne peux plus m'en passer !

Après l'arrêt de la pilule, j'ai été tranquille pendant deux mois puis petit à petit, de l'acné a recommencé à apparaître sur mon visage. Les joues, le front, le menton... ma peau était devenue horrible et ça me déprimait.

Puis j'ai décidé de chouchouter ma peau et de n'utiliser que des produits naturels, les plus bruts possibles. Je suis donc entrée dans le monde merveilleux des huiles essentielles, des savons artisanaux tout doux pour la peau et des huiles végétales. Après quelques mois, ma peau s'est nettement améliorée : beaucoup moins de boutons, teint plus "frais", plus uniforme et elle s'est rééquilibrée (zone T matifiée/zones sèches nourries). Aujourd'hui on est plutôt copine elle et moi et elle ne me pose presque plus de problème (bon, sauf en période rouge hum hum).

Alors bien sûr, tous ces bénéfices ne sont pas apparus du jour au lendemain mais comme tout ce qui est naturel, il faut savoir être patient. Personnellement, j'ai pu me rendre compte des effets au bout d'environ 6 mois. Je vous prépare d'ailleurs un petit article sur ma routine beauté pour le visage, stay tuned !

Voici un petit récap' de mes préférées :
  • L'huile de noisette : ma Number One à moi, notamment grâce à sa délicieuse odeur à tomber à la renverse. Mon dieu cette odeur ! Régulatrice, elle convient aussi bien aux peaux sèches qu'elle hydrate qu'aux peaux grasses qu'elle matifie.
  • L'huile de nigelle :  cette huile de cumin noir très puissante est connue pour son efficacité sur les peaux à problème. Je l'applique avant d'aller me coucher avec 2 gouttes d'HE de Tea tree ou lavande en cas de besoin, et je la laisse faire son travail pendant que je dors. Selon le prophète Mahommet, elle "guérirait tout sauf la mort".
  • L'huile de jojoba : c'est une huile sèche que j'utilise en crème de jour, en alternance avec celle de carotte ou de noisette. Elle pénètre rapidement et son pouvoir matifiant est bien réel : en fin de journée je n'ai plus la peau qui brille comme avant ! Seul point négatif, son odeur un peu fumée pas très agréable... Mais heureusement ça ne reste pas.
Après la douche, j'applique tout simplement de l'huile d'olive (oui oui, la même que pour assaisonner ma salade ! héhé) sur mon corps et elle rend ma peau hyper douce et souple. En plus, elle pénètre plutôt rapidement et ne laisse pas de film gras !

Sinon, j'ai bientôt fini mon huile de nigelle et pense la remplacer par une huile de rose musquée pour essayer, j'en ai entendu beaucoup de bien pour les cicatrices d'acné.

Vous l'aurez compris, les huiles et moi c'est une histoire d'amour ♥


Petites notes :

- Préférez les huiles bio, de première pression à froid et sans additifs ni conservateurs afin de bénéficier au mieux de leurs propriétés

- Je me fournis principalement chez AromaZone, LE temple de la cosmétique naturelle, mais aussi à ma Biocoop avec la marque De Saint-Hilaire.

- Je vous conseille également un très bon article sur le blog Mezamashidokei : De l'Ô, de l'huile et des fleurs, ainsi que le site de Julien Kaibeck : L'essentiel de Julien

Et vous, vous utilisez les huiles végétales ? Quelles sont vos préférées ?

vendredi 13 mars 2015

Pancakes vegan et tout moelleux : ma recette

Le vendredi soir c'est souvent Pancakes Night Fever chez moi.
Sûrement pour conjurer les lendemains studieux qui m'attendent chaque semaine depuis trois ans : quatre heures de DS dans les dents les zamis ! Ouch...

Aujourd'hui j'inaugure donc ma première recette sur le blog, mais certainement pas la dernière. La cuisine végétale est un sujet qui me passionne et que j'adore explorer, cherchant toujours de nouvelles associations originales mais néanmoins délicieuses.

Je suis un vrai bec sucré, mais c'est aujourd'hui une recette salée que je vous propose Elle est cependant tout à fait modulable, puisqu'il suffit de remplacer le sel par du sucre (CQFD !)

S'il y a bien une chose dont je ne me lasse pas de manger ce sont eux, ces petites choses rondes et douillettes que j'aime encore plus que les crêpes. Rapides à préparer, sains et très simples à faire puisqu'ils ne nécessitent qu'une poêle, c'est ma comfort food de prédilection.

J'adore les tartiner de tout un tas de trucs, comme du fromage végétal au soja ou de la purée d'amande en passant par des lamelles d'avocats légèrement écrasées. Ils se prêteront à toutes vos envies les plus folles.

Bon assez parlé, place à la recette !
Figurez-vous qu'il m'a fallu 1h pour prendre LA photo parfaite de saladier ! Gné
Pour environ six gros pancakes moelleux :

- 250 g de farine (ici j'ai utilisé 200g orge mondé/50g pois chiche)
- 1/2 càc de sel non raffiné
- 1 càc rase de bicarbonate de sodium
- 1 CàS d'huile d'olive
- 1 CàS de vinaigre de cidre
- lait végétal

Si vous le pouvez, essayez de préparer la pâte au moins une heure à l'avance afin qu'elle ait le temps de reposer.
  • Verser tous les ingrédients sauf le lait dans un saladier, et mélanger.
  • Ajouter le lait jusqu'à obtenir une pâte souple, ni trop épaisse ni trop liquide. Ne pas trop travailler le mélange
  • Faire chauffer une poêle avec un peu d'huile. Quand elle est bien chaude, verser une petite louche de pâte et laisser cuire jusqu'à ce que des petites bulles se forment à la surface, puis retourner à la spatule.
  • Recommencer jusqu'à épuisement de la pâte
Avec la petite vue de coupe qui va bien :-P
Pour ma part ce soir ce sera pancakes, purée de panais et salade de mâche aux graines de tournesol :)

Bon week-end si vous avez la chance d'y être dès ce soir ! ;)

mercredi 11 mars 2015

Prendre conscience, et avoir envie que le monde entier sache

Je ne pense pas être de ceux qui s'insurgent pour leurs idées et les revendiquent haut et fort. Je la joue plutôt profil bas de peur de déranger, et quand le sujet ne tombe pas sur la table je n'avoue pas spontanément que je suis végétalienne. Par contre quand on me pose des questions je suis ravie d'en parler.

Pourtant il y a des jours comme ça, où mon âme de militante se réveille et où je me sens révoltée.

Contre mon père qui, un midi s'énerve : "Tu ne peux pas manger comme tout le monde non ?!" (le contexte : ma maman avait fait du couscous dans lequel la viande avait mariné avec les légumes. Bien sûr j'ai refusé de manger ces derniers lorsque je me suis rendue compte qu'ils en avait pris le goût. Berk, berk et re-berk ! Soit-dit en passant, j'aurais trouvé ce comportement ridicule il y a seulement quelques années...
La frustration de me sentir incomprise, sentir des larmes de colère me monter aux yeux et l'envie d'envoyer valser mon assiette. Ce qui m'aurait bien avancée, tiens.
C'est rare que je rencontre de telles réaction de la part de mon entourage, qui est plutôt tolérant, mais là... ça m'a un peu découragée. Je croyais qu'il avait compris, du moins accepté, que je ne veuille plus ingérer ne serait-ce qu'un minuscule bout de cadavre animal.

Contre ces publicités désinformatrices qui prônent les sacro-saints 3 produits laitiers par jours ou les "indispensables" protéines animales -entre autre-, ou le spot radio du supermarché Carrefour dans lequel une vilaine dinde annonce qu'elle a envie de fraises (cela se passe au mois de février) et que justement Carrefour en vend ! Je trouve ça irresponsable d'inciter les consommateurs à acheter des produits hors-saison qui viennent de loin, alors qu'il suffirait de patienter...

Il y a des jours où j'ai envie de m'engager et de crier "Ouvrez les yeux c'est urgent ! Les industriels n'en en rien à faire de votre bien-être. Tout ce qu'ils veulent c'est s'en mettre plein les poches". Comme tout ce que j'ai découvert ces derniers mois, j'ai envie que les gens se rendent compte de ce qui se trame derrière les rideaux, de tout ce que les lobby manigancent pour vendre toujours plus, toujours plus mal.
Plusieurs passages dans l'essai de Matthieu Ricard, notamment sur le sort des animaux, m'ont choquée et atterrée (non pas que je ne m'en doutais pas...), ce qui fait affirmer à l'auteur :
"Il suffirait sans doute à la plupart d'entre nous d'être mieux informés, et de prendre conscience de ce qui se passe tous les jours dans les élevages industriels et les abattoirs, pour que nous changions naturellement d'opinion, et même de mode de vie. Les médias, qui participent souvent à la diffusion du prêt-à-penser, n'informent guère le public, et, de toute façon, il leur serait impossible d'enquêter librement dans les abattoirs. On trouve cependant, sur Internet en particulier, des reportages montrant sans ambiguïté la réalité des lieux d'où provient la viande que nous mangeons." p. 601
"On comprend que l'égoïsme soit la règle dans les régimes totalitaires qui accordent peu de valeur à l'individu. Il se manifeste toutefois dans les pays libres et démocratiques, lorsque des groupes d'intérêt cyniques font de leur profit une priorité absolue, ignorant les conséquences néfastes de leur activité pour la population. Quand ces groupes ont sciemment recours à toutes sortes de manipulations pour préserver leurs intérêts, il est alors légitime de de parler d'égoïsme institutionnalisé." p. 613
Je vous épargne les détails sanglants et le récit de toutes ces atrocités commises sur les animaux, passages empruntées au très bon livre Faut-il manger les animaux ? de Jonathan Safran Foer.
Pourtant je ne suis pas irréprochable, loin de là. Je suis humaine après tout, je ne cherche pas à être parfaite mais juste à vivre le plus possible en accord avec mes convictions. Parfois je culpabilise quand j'ai conscience que je n'ai pas agi de manière "éthique". Dernier exemple en date : au marché je me suis rachetée une paire de Converse. J'avais usé les miennes il y a des mois et m'étais promis de ne plus porter de chaussures fabriquées dans de telles conditions. Pleine de bonne volonté, je les avais même remplacées par une paire de baskets Veja, lesquelles sont sensées, si vous connaissez un peu la marque, être plus éthiques et écologiques. Sauf que zut ! mes Converses chéries me manquaient trop :-(

Néanmoins, je ne sais pas vous mais quand je découvre quelque chose qui m'a interpellée/choquée et qui mérite d'être connu, j'ai envie de le dire au monde entier. Après, je peux comprendre que certaines personnes préfèrent fermer les yeux et continuer leur chemin, qu'il soit difficile de changer certaines habitudes, surtout lorsque les effets néfastes ne se voient pas immédiatement ou que les potentielles victimes de nos comportements se trouvent loin de nous.
Pourtant, je suis convaincue qu'on y gagnerait tous à sortir de ces croyances qu'on cherche à nous inculquer ;)

dimanche 8 mars 2015

Mes petits bocaux de la semaine

Le dimanche chez moi, c'est jour de promenade mais aussi... de bocaux ! 

Depuis que je suis étudiante, je vis dans une toute petite minuscule chambre universitaire sans véritable cuisine, et le restau universitaire n'étant pas super bon (surtout pour un végétalien), j'ai pris l'habitude de cuisiner le weekend plein de petites choses à manger et de les emporter pour la semaine. J'adore ça ! Non seulement ça me détend mais en plus ça me permet de ne pas acheter trop de plats préparés dans la semaine.   
De même quand il reste chez mes parents de la soupe de la semaine, hop! dans des bocaux stérilisés.

L'avantage étant de ne pas perdre trop de temps à réfléchir à comment je vais me nourrir le soir, quand je n'ai qu'une envie après une journée de cours intéressante harassante : manger ce qui me tombe sous la main ! 

Avant, je mettais ça dans des Tupperwares en plastique mais les aliments finissaient par en prendre le goût, ce qui était bien embêtant. Et puis, comme éviter le plastique au maximum faisait parti de mes éco-défis de l'année, j'ai décidé de passer au verre. 
Plus joli, plus facile à laver et en plus meilleur pour la santé/les aliments. Ça tombait bien, nos placards regorgeaient de pots à confiture qui ne demandaient qu'à être réutilisés !

Au menu cette semaine (entre autre) :

Betterave, carottes râpées, avocats, riz, haricots blancs à la sauce tomate, choux de Bruxelles, pommes de terre et purée de panais.

Inspiration Printemps

Nous somme aujourd'hui le 8 mars et dans moins de deux semaine, c'est le printemps ! J'adore cette période de l'entre-deux, quand l'hiver n'est pas tout à fait parti mais que les prémices du printemps, qui pointe le bout de son nez, se font sentir.

Le jour qui chaque fois grapille quelques minutes en plus, le magnifique ciel rose que j'admire de ma fenêtre avant de partir en cours, les matins qui deviennent plus doux, recommencer à avoir envie de flâner dans les rues du centre-ville. En espérant que cela durera...
Car c'est connu, en Normandie le temps nous joue souvent des tours et on ne sait jamais à quoi s'attendre ;p

En attendant, je profite de cette atmosphère douce de joie palpable. Je ne sais pas vous mais chaque année à la même période, j'ai envie ne changements et de légèreté. 
Raccourcir mes cheveux de quelques centimètres, remettre du vernis bien rouge sur mes ongles, abandonner manteaux épais et écharpes en laine contres des sandalettes, robettes et jupettes toutes légères.

J'ai beau affirmer que j'aime beaucoup l'hiver pour son invitation au repli sur soi et au cocooning, cet avant-goût de printemps imminent m'électrise et me met en joie.

Dans mon dressing, j'ai envie de T-shirts fluides dans des matières douces, des couleurs neutres rehaussées par du flashy et des chapeaux en pailles qui me rappellent la plage. Voici une petite sélections de tenues que j'aurais bien envie de porter lorsque les beaux jours, les vraies, seront bien installés :


P.S : excusez moi pour la piètre qualité du montage, mais je débute et je n'y connaît rien au photo-montage... Je sais aussi que les images débordent sur le côté, mais je ne sais pas comment régler ça :-/

Bon week-end ensoleillé à vous !

mercredi 4 mars 2015

Se simplifier la vie en Cinq astuces

Voici cinq petites astuces que j'ai adoptées dans mon quotidien et qui me facilitent grandement la vie, que j'avais envie de partager avec vous. J'espère que celles-ci vous inspireront si vous ne les connaissez pas déjà, et je serais aussi curieuse de connaître les vôtres ! N'hésitez pas à m'en faire part en commentaires :-)

Source
Établir sa liste de courses permanente : bien souvent, nos achats alimentaires se résument à racheter chaque semaine/mois les mêmes produits. Un jour je me suis dit, pourquoi ne pas écrire cette liste une bonne fois pour toute et l'emmener à chaque fois que j'aurai besoin d'aller faire les courses ? Dans un petit carnet j'ai donc listé tous mes indispensables, ce qui m'évite d'oublier quelque chose. 
Je sais maintenant vers quels rayons me diriger en priorité, et ça me fait gagner bien du temps.

Préparer son petit-déjeuner la veille : le petit-déjeuner est mon moment préféré de la journée, celui pour lequel je suis prête à me lever tôt pour pouvoir en profiter au maximum ;) Depuis quelques temps, j'ai pris l'habitude de préparer mon porridge la veille : je mets à tremper des flocons d'avoine dans du lait végétal, j'ajoute des amandes, figues, cacao...etc, et le lendemain matin je n'ai plus qu'à le réchauffer au micro-onde (ou pas) et le déguster ! En plus, ayant trempé toute le nuit, les arômes ont eu le temps de se développer et il est plus savoureux :-)
Pour les petit déj qui ne nécessitent pas de préparation particulière, il vous suffit de tout sortir sur la table : pain, bols, cuillères, sucre...

Faire sa valise sans se prendre la tête : avant, faire ma valise était pour moi un véritable casse-tête. Je mettais une pile de vêtements, j'en retirais, je changeais d'avis puis en enlevais d'autres et finalement, j'emmenais toujours des choses inutiles alors que d'autres me manquaient une fois sur place. Depuis que je suis étudiante et que je rentre tous les weekend, j'ai mis en place une stratégie pour remplir ma valise efficacement. 
Mon astuce ? Je ne raisonne plus en terme de nombres de vêtements mais plutôt de tenues. Je prépare deux ou trois tenues pour la semaine, ce qui me permet d'éviter le superflu tout en emmenant exactement ce dont j'ai besoin.

Ne lire qu'un seul livre à la fois : plus jeune, j'avais l'habitude de jongler entre deux, voire trois livres en même temps ! Ma boulimie de livres était telle que j'étais incapable de résister à la couverture d'un livre qui m'attirait, alors que j'en avais déjà un en cours de lecture... Un jour j'ai dit stop à cette mauvaise habitude de vouloir tout faire en même temps. 
Maintenant je me fais des wish-list lecture, et j'attends de finir un livre avant d'en commencer un nouveau. Même si c'est difficile de ne pas céder à la tentation, je trouve ça beaucoup plus reposant de n'avoir à se concentrer que sur une seule chose à la fois.

Tout noter dans un petit carnet : c'est un truc qui fonctionne très bien pour moi, et dont je ne pourrais me passer. J'ai toujours un petit carnet avec moi (ou à défaut le bloc-note de mon portable, mais bon) où noter tout ce qui me passe par la tête : recettes à tester, livres à lire, trucs à faire, idées d'article pour le blog...etc.
Parfois, avant de me coucher, j'ai tellement d'idées et le cerveau en ébullition qu'il m'est impossible de fermer l’œil à cause de l'excitation. Ecrire toutes ces choses me permet de me vider l'esprit et de retrouver la sérénité, rassurée de savoir que tout ça ne sera pas perdu dans les limbes de mon cerveau !

dimanche 1 mars 2015

Jamais sans ma Cup !

En ce dimanche matin de Février, parlons peu parlons... règles.


Depuis un an, j'ai une nouvelle meilleure amie dans la vie. Son petit nom : la coupe menstruelle. Grâce à elle, j'ai abandonné tampons, serviettes et autres cochoncetés.

Comme son nom l'indique, c'est une petite coupe en silicone médicale qui s'insère dans le vagin exactement de la même façon qu'un tampon, à ceci près qu'aucun petit fil pendouillant ne viendra t'embêter !

Si je tenais tant à en parler ici, c'est qu'elle a complètement changé ma vie - du moins pendant les règles. Si certaines redoutent cette période comme la peste, moi je l'attends presque avec joie et impatience. Vous avez dit bizarre ?

Mais dis-moi, pourquoi la cup ?

Déjà, abandonner serviettes et tampons s'insère évidemment dans une démarche globale de réduction des déchets et de protection de la planète : dans la vie d'une femme, entre 10 000 et 15 000 serviettes et tampons seront utilisés, et qui mettrons 500 ans à disparaître complètement de la surface de la Terre.

Ces protections ne sont en outre pas dénuées de danger. Composées de coton blanchi au chlore et de viscose ultra-absorbant, celui-ci absorbe non seulement le flux menstruel mais également toutes les autres sécrétions indispensables au bon maintien de la flore vaginale. Bonjour irritations, sécheresse, gratouilles et compagnie...

Plusieurs technique de pliage existe, il faut tester et voir ce qui nous convient
La Cup, c'est fantastique !
  • Adieu tampons sanglants jetés dans les toilettes et qui ne veulent pas partir, au revoir serviettes encombrantes qui débordent de la poubelle. Plus jamais tu n'auras honte de sortir des toilettes avec ton petit paquet, essayant de le cacher tant bien que mal dans ta main/ta poche de jean.
-Heu, pourquoi tu sors des WC en rasant les murs ?
-Non non rien, t'occupe.
  • Plus d'excuse pour manquer la piscine en période rouge. Avec elle, tu peux nager comme un poisson dans l'eau
  • Point non négligeable : on peut la garder jusqu'à 12 heures d'affilée. Autrement dit, 12 heures de liberté ! C'est-à-dire la mettre le matin avant de partir, et la retirer tranquillement chez soi en rentrant le soir. Plus besoin d'y penser pendant la journée.
  • Pareil, si on sent que ces petites coquines vont débarquer d'un jour à l'autre, on peut la mettre la veille sans danger et être prête le Jour J.
  • En plus, si tu es une adepte, tu peux dormir nue lorsque tu la portes. La liberté totale, en somme ;)
  • Enfin, troquer dix paquets de serviettes volumineux  contre une toute petite coupe rangée dans son pochon, c'est un placard de libéré ! 

Des points négatifs ? 

Honnêtement, je n'en vois pas. Mais puisqu'il faut être objectif... :-p
  • D'aucuns diraient qu'il faut bien connaître son corps pour l'utiliser. Au contraire, je pense qu'elle nous permet de l'apprivoiser. Il n'y a pas si longtemps, je ne connaissais même pas l'emplacement exact de mon utérus ! Voilà, c'est dit.
  • Bon c'est vrai, ça peut paraître cher à l'achat. Mais c'est un investissement vite rentabilisé. A 25 € en moyenne pour une coupe qui dure dix ans, le calcul est vite fait : 2.50 € par an contre 42 € pour une consommations de serviettes (à raison d'un paquet par mois à 3.50 €). Niveau économie, y'a pas photo !

Si je récapitule, la cup c'est hyper pratique, efficace, écologique, économique et inoffensif pour ton petit corps !

Et je ne pouvais pas terminer cet article sans cette vidéo hilarante de Sophie, chroniqueuse sur madmoiZelle.com :



Prochaine étape, le flux instinctif ?