lundi 13 février 2017

"Parlez-moi d'amooour" (petits plaisirs de la vie à deux)


Après avoir lu l'article le plus choupinou de la blogosphère (enfin, je ne les ai pas tous lus mais c'est Céline alors foncez !) sur les clés d'un couple qui dure, j'ai eu moi aussi envie d'écrire un article Spécial St-Valentin. Cette fête toute rose qui n'a pas forcément bonne presse, considérée comme commerciale et dégoulinante de mièvrerie par les uns -et donc totalement indigne d'intérêt-, incontournable pour les autres. Mais toute proportion gardée, je trouve qu'il n'est pas inutile de fêter l'amour dans ce monde un peu trop violent, et de rappeler aux gens qu'on aime qu'on les aime, justement (la vie est trop courte pour oublier de le dire, merde !).

J'aurais pu vous raconter comme il est doux de vivre avec lui, que c'est une évidence entre deux êtres qui ont dû se rencontrer dans une vie antérieure, qui sait. Que je n'ai jamais eu cette pointe d'appréhension qui touche généralement deux personnes sur le point de vivre ensemble, mélange d'excitation à l'idée de vivre une nouvelle aventure et de peur que ça ne fonctionne pas. C'est très étrange et en même temps rassurant, de se rendre compte que oui la vie peut être simple parfois, qu'il y a des évidences qui ne se refusent pas. 

A la place j'ai eu envie de lister tous ces petits bonheurs de la vie à deux, qui rendent les jours un peu plus lumineux et les soirées un peu plus belles. Bien sûr je ne dis pas que c'est triste de vivre seul, je suis moi-même plutôt indépendante de manière générale, et vivre seule pendant trois ans dans un petit 9m² ne m'a pas été désagréable. Pourtant, pour rien au monde je ne retournerais en arrière... Peut-être que certains rituels vous sembleront familiers, ou bien que vous en aurez inventé d'autres à votre image. Dans tous les cas, je serais curieuse de les connaître :)


♥ Les bonheurs de la vie à deux ♥


- Me coller à lui dans le lit, et oublier pour un temps les grosses chaussettes dont je suis coutumière en temps normal. Sachez-le, dormir à deux est excellent en terme d'économie d'énergie !

- Quand avant d'aller prendre sa douche il m'enjoint de ne pas m'endormir avant qu'il ait fini, "qu'on puisse papoter un peu avant de dormir" (je fooonds devant sa propension à la communication)

- Quand on refait le monde à notre façon et que l'on a de grandes discussions philosophiques (ou pas...)

- Quand un réveil inopiné me cueille au milieu de la nuit, sa main que je serre dans la mienne avant de me rendormir tout contre son dos

- Les promenades du dimanche au bord du lac, avant de rentrer prendre le goûter comme des enfants qui n'en sont plus tout à fait. Les goûter du dimanche sont toujours les meilleurs, non ? L'odeur des gâteaux maison en toile de fond, et le temps qu'on prend (enfin) pour soi.

- Quand il remarque que j'ai changé de coupe/coiffure/bijoux, que j'ai un nouveau vêtement. Qu'il remarque toujours ces petits détails, quoi qu'on affirme sur les hommes...

- Quand il me propose de faire à manger/la vaisselle alors que c'est mon tour, mais que je suis trop fatiguée pour le faire. (ou, avouons-le, flemmarde... Je lui renvois bien-sûr la pareille en une autre occasion hein, n'allez pas croire que je l'exploite !)

- Aller faire les courses ensemble au magasin bio comme on part à l'aventure ou en voyage, en vu du délicieux repas qu'on a prévu de préparer ensemble. S'arrêter sur tel ou tel ingrédient nouveau, imaginer ce qu'on pourrait en faire et prévoir de l'acheter à la prochaine session courses.

- Décider de se préparer un petit apéritif à boire rien que tous les deux, comme ça, sans raison. Juste pour rendre cette soirée un peu plus spéciale qu'elle ne l'est en réalité.

- Cuisiner à quatre mains, le voir s'affairer à touiller nos potions magiques dans la casserole et jouer avec les épices. Sourire de le voir s'amuser avec la pâte à pizza, tellement moelleuse et agréable à travailler.

- Etre de mauvaise humeur et le voir essayer de tout arranger. Quand il propose de me faire un massage, et que je me laisse pétrir entre ses mains magiques

- Se mettre sur la canapé avec un plaid et regarder un film serrés l'un contre l'autre. S'agacer un peu de nous gâcher la surprise lorsqu'il connaît les dialogues par cœur, mais sourire très fort devant sa mémoire d'éléphant.

- C'est être ensemble 7 jours/7 sans se lasser et en redemander, et trépigner d'impatience en comptant les heures ou les dodos en cas d"éloignement

♥ ♥ ♥



samedi 11 février 2017

{Cantine végé} Le Bar à lire, à Valenciennes

Depuis quelques mois, un nouveau petit salon de thé a vu le jour à Valenciennes. Un endroit comme je les aime et qu'on trouve malheureusement trop peu par ici, où l'on peut déguster boissons chaudes et tasse de thé à l'abri du monde et dans une ambiance chaleureuse. Moi qui me déplaçais souvent à Lille pour profiter de ce genre d'établissement, c'est un petit plaisir de constater que ça sera désormais possible sans prendre le train.

C'est une amie qui m'a parlé en premier de cette bonne adresses, en mettant en avant le fait qu'on pouvait également y déguster des petits plats végétaliens à l'heure du déjeuner. Renseignements pris, je découvre que c'est également une bouquinerie remplies livres d'occasion autant que d'une petite cantine avec quelques tables.

On a décidé d'y déjeuner un midi, après que la carte du jour affichée sur leur page Facebook nous ait mis l'eau à la bouche. Ce jour-là, donc, nous sommes attirés par une assiette de curry de légumes au lait de coco (pléonasme - ou pas -, y'a-t-il toujours du lait de coco dans les curry ?) avec son accompagnement de riz et de falafels maison. L'assiette paraît petite de prime abord mais il n'en est rien, petits-yeux-plus-gros-que-le-ventre que nous sommes ! Bien que le riz fût un peu collant à mon goût, nous nous sommes tout de même régalés. Je n'avais malheureusement plus faim pour un dessert mais mon acolyte préféré, lui, a opté pour un petit muffin banane-chocolat qu'il a eu l'air d'apprécier, eût égard au temps d'engloutissement ne dépassant pas les trente secondes.


Si la carte n'est pas entièrement végétalienne, je suis ravie de pouvoir trouver ce genre d'options dans une petite ville telle que Valenciennes ! Preuve que les régimes sans produits animaux se démocratisent, même en dehors de Paris.
Les livres disposés un peu partout dans des étagères, les meubles de récupération aux couleurs vives et les murs de briques -typiques de la région- participent à la chaleur de la déco, et font que l'on s'y sent vraiment bien.


Le Bar à Lire
16 Square Crasseau
59300 Valenciennes 
Facebook

samedi 4 février 2017

{Bilan lecture} L'Homme qui Rit - Victor Hugo


Je reviens aujourd'hui avec un petit bilan lecture, dont je tenais absolument à vous parler. Je n'ai pas lu beaucoup d’œuvres différentes ce mois-ci, mais c'est que je me suis attelé à un pavé que je n'ai pas pu lâcher !

D'Hugo je ne connaissais pas grand chose, si ce n'est Le dernier jour d'un condamné étudié au collège (que j'avais trouvé ennuyant à mourir à l'époque) et son très célèbre Les Misérables abandonné en cours de route, toute jeune que j'étais et quelque peu intimidée par l'ampleur de la tâche. 

Et puis ces derniers mois, mue par une étincelle d'enthousiasme, j'ai décidé de me replonger dans l'oeuvre de l'écrivain. J'avais envie de grande littérature et de belles tournures, d'époque un peu lointaine pour voyager sans mettre un pied dehors et de rencontrer de nouveaux personnages. Je me suis aventurée dans le monde de L'Homme qui Rit comme on saute dans une machine à remonter le temps, et me suis laissée bercer par l'histoire extraordinaire de Gwynplaine, dont le visage a été mutilé à la naissance par des comprachicos en un sourire permanent .

Dans une Angleterre sinistre du XVIII ème, on suit le destin du jeune homme de son abandon à son recueillement à l'âge de dix ans par un vagabond nommé Ursus et son loup domestique, Homo. Ensemble, ils voyageant dans toute l'Angleterre à l'abri de leur roulotte et haranguent les foules avec leurs spectacles de rue et les connaissances en médecine du vieillard. Quelques années plus tard, le jeune homme est sommé de suivre un homme qui lui apprend sa véritable identité...

J'ai adoré ce très beau roman, critique de l'Angleterre de l'époque mais aussi oeuvre philosophique et poétique par les réflexion du vieux Ursus. Inutile de dire aussi que je me suis régalée de la plume d'Hugo et de sa prose magnifique, parfois tendre ou assassine. Ce roman m'a donné envie d'en lire davantage de lui et, accessoirement, de me mettre à écrire, aussi. (Certains auteurs vous font cet effet-là...)

jeudi 26 janvier 2017

Rentrer, ce délicieux sentiment


Est-ce que cela se passe toujours ainsi ? Partir pour mieux revenir, se rendre compte que l'on apprécie quelque chose ou quelqu'un quand ces entités s'éloignent ou disparaissent ? Tel un amour rétrospectif, le manque comme un indice et ce trou dans la poitrine comme une preuve.

C'est en passant quelques mois loin de chez moi, de mes habitudes et mes repères, que j'ai découvert que ce petit coin du Nord m'avait manqué. Finalement, et malgré tout. Malgré le calme, malgré le froid, malgré la pluie et le manque de lumière, parfois. Faire contre mauvaise fortune bon cœur, et voir toutes les belles choses autour de soi. Mais sans se forcer au bonheur, oh non ! essayer seulement d'extraire la pulpe savoureuse des jours ordinaires. 

Est-ce cette belle lumière rase d'hiver qui illumine les visages d'une douce chaleur ? Ce soleil qui nous fait l'honneur de sa présence depuis quelques jours ? Ou bien ces murs de briques rouges, comme un signe rassurant aux fenêtres inclinées de notre nouveau cocon ? Et puis, sortir le plaid tout doux sur le canapé et les théières fumantes, les gros livres et les chaussettes épaisses. 

Emprunter de nouveau les chemins familiers sertis de folles herbes, l'étang gelé comme destination à nos pas. Longer les murs fêlés et les clôtures fleuries derrière lesquelles passent les trains, ronronnement quotidien. 

Ah, qu'il est bon de rentrer !


( Pssst, vous pouvez aussi me retrouver sur Instagram et Twitter !)

vendredi 20 janvier 2017

Ce que j'aimerais pour mon blog en 2017


En février, mon blog aura deux ans. Deux ans ! Ce n'est pas grand chose à l'échelle de la blogosphère, où les plus vieux blogs dépassent l'âge canonique de dix ans, mais je ne suis pas peu fière de ne pas avoir abandonné l'aventure. Cette activité que je compare à une fleur qu'il faut nourrir, arroser et cajoler pour la voir s'épanouir pleinement et devenir une jolie plante. Ça demande du temps, de l'attention et de l'entretien, mais ça en vaut la peine.

En 2015, première année du blog, j'ai publié 66 articles contre 40 en 2016 (j'ai pû en supprimer deux ou trois au passage). Disons-le, passés les premiers moment d'euphorie et d'enthousiasme où l'on publie souvent à tout-va et sans forcément réfléchir, la source d'idées se tarit. Mais ce n'est pas plus mal finalement, poussés que nous sommes à se creuser davantage la tête pour proposer quelque chose de plus original et d'esthétique. Fin 2016, j'avais pris la résolution de publier au moins un article par semaine pour continuer à entretenir l'inspiration et huiler la machine, et je m'y suis plutôt bien tenue.

Mon blog aura donc deux ans. Je me rappelle mes premiers articles plutôt orientés écologie, où j'étais toute contente de vous parler des découvertes qui m'enthousiasmaient (ici les huiles végétales, la cup et le DIU au cuivre !) et de mon nouvel état de végéta*ienne. Depuis j'ai pris un tournant un peu différent par ici, qui s'est fait naturellement. Je ne ressens plus vraiment le besoin de parler écologie/minimaliste/tout ça, puisque ce mode de vie fait désormais partie de mes habitudes et que je pense en avoir fait le tour. Un peu comme s'il existait des blogs sur ces activités qui sont inscrites dans notre ADN, comme manger-boire-et-dormir.

J'avoue que je ne me reconnais plus trop dans le nom de ce blog, ni dans ce template blogger tout ce qu'il y a de plus impersonnel. J'envisage sérieusement de changer tout ça, ainsi que d'opter pour un vrai nom de domaine avec hébergement. J'y songe depuis un moment à vrai dire, mais je ne sais par où commencer, ni comment m'y prendre. Je rêve d'un endroit virtuel qui me ressemblerait tout à fait, un petit cocon plein de livres, de Rooibos à l'orange, de chocolat et de réflexions sur le monde qui nous entoure.

vendredi 6 janvier 2017

{Coup de ♥ lecture} Juliette, de Camille Jourdy


Un jour j'ai découvert les romans graphiques, et ce fût une petit révélation. Pas tout à fait bande-dessinée ni tout à fait roman non plus (d'où le nom), ils alternent entre les genres avec des bulles entrecoupées de pages en prose à la manière d'un roman. J'avais envie aujourd'hui de vous parler d'un de ceux pour lequel j'ai eu un vrai coup de cœur : Juliette - Les fantômes reviennent au Printemps. 

De Camille Jourdy j'avais déjà dévoré les trois tomes de la série Rosalie Blum, dont j'avais adoré l'histoire touchante et les illustrations. Lorsque j'ai trouvé son dernier opus à la bibliothèque j'étais joie ! Je me suis empressée de mettre le nez dedans, en essayant tout de même de le déguster à petites lampées pour ne pas le finir trop vite (en vain !). C'est un peu le problème avec ce genre d'ouvrage, on déroule les pages trop vite !

C'est donc l'histoire de Juliette, une jeune trentenaire angoissée par la vie et un peu perdue, qui ne sait pas quoi faire d'elle. Elle retourne quelques jours chez son père dans le village familiale, séparé de son artiste et loufoque de mère qui ne fait rien comme tout le monde. Un jour elle croise par hasard le chemin de Polux, un pilier de bar célibataire au cœur tendre qui ne sait pas plus qu'elle de quoi il a envie, et se noue entre eux une amitié inattendue. Ils adoptent même un petit caneton abandonné par sa mère que Polux surnomme "Maigret-Canard". Il y a aussi sa sœur, débordée par ses enfants et qui cache un amant dans le placard, sa grand-mère sénile dont il faut s'occuper et un secret de famille qu'on ne lui a jamais raconté.


Définitivement je suis fan du travail de Camille Jourdy, dont les illustrations sont pleines de poésie et les histoires empruntes de tendresse. Elle sait rendre le quotidien extraordinaire et raconter l'humain dans toute sa complexité, les petits malheurs comme les grands bonheurs. Je trouve que ce genre de livre pousse à garder espoir malgré les difficultés, et à apprécier la vie dans toute sa simplicité, à sa juste valeur. 

Vous l'aurez compris, mon premier coup de cœur de 2017 !

jeudi 29 décembre 2016

Dire au revoir à 2016


Cette année, pour la toute première fois, nous avons fêté Noël rien que tous les deux et c'était drôlement bien. Très simple et très doux. Nous nous sommes offert une partie de nos cadeaux le 23 au soir, presque à la descente du train. C'était ce qu'on s'était promis au téléphone dans un éclat de rire, comme si respecter la tradition n'était pas de notre ressort. Nous ne voulions pas attendre, parce que la vie elle-même n'attend pas, pas vrai.

Le midi du 24 décembre nous avions décidé d'aller manger en ville, un petit repas tout simple et pas trop copieux pour ne pas empiéter sur celui du soir. Il y a eu ce petit restaurant indien aux effluves délicieuses, où nous étions les seuls clients excepté un petit couple de vieux. On s'est régalés, en admirant l'ingéniosité de cette façon de déposer ces petits plats de curry sur des bougies chauffe-plats, pour qu'ils restent toujours bien chaud tout au long du repas. C'était gai, c'était chaleureux, on aurait dit un jour comme les autres si ce n'est qu'un air de fête flottait dans l'air.

Le soir de Noël nous avons cuisiné ensemble, en musique, épluchant les légumes destinés au repas. Un velouté de champignons à la crème de soja, une pizza au potimarron et oignons rouges surmontée de fines tranches de tofu fumé accompagnée de mâche, un banana-bread et des truffes avocat-choco à l'huile essentielle d'orange douce pour le dessert. Ça n'avait rien du repas traditionnel composé d'huîtres, de foie gras et de bûche au beurre, et c'était très très bon ainsi.


Dans quelques jours, 2016 laissera sa place à une nouvelle année. Il est de bon ton de dresser des bilans, mais je crois sincèrement que j'en serais incapable. C'est que les événements se mélangent souvent dans ma mémoire et il m'est impossible de dire s'ils se sont déroulés l'année dernière, fin 2015 ou début 2016. Il me semble quand même que j'ai pas mal écrit par ici ces derniers mois, et j'aspire à continuer dans cette voie le plus longtemps possible même si cela risque d'être plus difficile après mon retour en cours (eh oui, j'ai eu plus de temps pour moi depuis septembre, stage oblige)

J'espère aussi de tout cœur que 2017 connaîtra moins de violences que son aînée, moins de guerres entre les peuples (si seulement !) et plus de joie.

En attendant, je vous souhaite à tous et à toutes le meilleur, quoi qu'il signifie pour vous.