dimanche 4 décembre 2016

En attendant Noël (+ idées cadeaux et une recette de Granola)


A l'heure où j'écris ces mots je reviens tout juste du centre-ville, où j'ai pu encore une fois expérimenter l'effervescence qui nous anime tous à l'approche de Noël. Vue du ciel, la scène pourrait paraître cocasse : des centaines de petites fourmis humaines s'agitant dans tous les sens, dirigées vers un seul but : trouver LE cadeau, ou du moins un cadeau qui fera l'affaire. Vécue de l'intérieur, le spectacle est tout de même moins agréable. Les bourdonnements, la foule, la chaleur... Slalomer tant bien que mal entre les gens, tout en évitant de se voir écraser les orteils. Avouez qu'il y a plus réjouissant que la course aux cadeaux, quand seul compte le bouclage de liste.

Si j'aime l'esprit de Noël et l'excitation qui l'accompagne, le côté commercial et consumériste de cette fête me rebute particulièrement. Pourtant il y a tellement de raisons de se réjouir, à commencer par les lumières de la ville et les décorations qui rendent le trajet du retour du travail plus agréable. Et puis revoir sa famille/ses amis souvent perdus de vue pendant l'année, réfléchir au menu, cuisiner ensemble et dresser joliment la table. Bref, c'est beau non ?

Cette année sera la première fois que nous le fêterons tous les deux, et seulement tous les deux. Quant au menu, j'ai bien quelques idées déjà mais rien n'est arrêté encore si ce n'est qu'il sera 100% végétal (évidemment). Pour les cadeaux j'ai décidé de les rendre le plus "slow" possible, c'est à dire de préférence locaux, naturels, jolis et utiles. Ça tombe bien car dans ma petite ville d'Allemagne se trouve un joli marché de Noël où j'ai déjà repéré des petites choses. Sinon, j'ai fait dans le comestible aussi (on ne se refait pas hein). Bon, si vous avez lu le titre vous savez ce que c'est ;)



- Les Livres - (parce que l'on ne lit jamais, jamais assez !)

Je commence par un cadeau que j'adore offrir et recevoir, surtout quand la personne y a mis un peu d'elle dans ce choix. Un roman qu'elle a adoré, qui l'a touchée ou bouleversée, et qui pourrait aussi me plaire par la même occasion. Offrir un livre c'est aussi offrir un voyage sans bouger de chez soi, des rêves, une nouvelle vie... Il peut se passer tellement de choses dans ces quelques de grammes de papier qu'il serait dommage de s'en priver. Pour moi, un des meilleurs cadeaux que l'on puisse faire et, n'ayons pas peur des mots, qui peut changer la vie, oui oui oui.

Idées en vrac
- Les Trois Mousquetaires, Alexandre Dumas : un classique de chez classique que j'ai découvert sur la tard, en me demandant pourquoi je ne l'avais jamais lu avant. Un roman de cap et d'épée avec de l'amour dedans, de l'action, une intrigue, de l'Histoire... Bref, c'est passionnant et on ne s'ennuie vraiment pas !
- Quatre sœurs, Malika Ferdjoukh (existe aussi sous quatre tomes séparés : Enid T1, Hortense T2, Bettina T3, Geneviève T4) : le quotidien de cinq sœurs (et non quatre !) qui vivent ensemble dans une grande maison bancale après la mort de leurs parents. Un condensé d'humour, d'amour, de vie et de poésie. J'ai lu ces livres durant mon adolescence, et j'aime toujours autant la plume allègre de cette auteure jeunesse, à lire même lorsqu'on en est sorti !
- Le Chœur des Femmes, Martin Winckler. J'avais vraiment beaucoup aimé ce roman, d'un écrivain également médecin-gynécologue et accessoirement féministe, qui se bat pour les droits des femmes à disposer de leur corps dans le milieu médical (dieu que cette phrase est longue). C'est un roman-documentaire -un peu-, qui décrit la médecine gynécologique, mais aussi une quête d'identité avec le portrait d'une jeune interne en médecine qui cache une lourde particularité que l'on découvre peu à peu (la fin est magistrale !). Un roman de/sur les femmes, donc, mais pas que.
- Rosalie Blum, Camille Jourdy (roman graphique en 3 tomes). J'avais eu un gros coup de cœur pour les illustrations douces de ce roman graphique, le premier du genre que je lisais. Une vie simple en apparence, des personnes attachants, décalés, un peu "en marge", il ne m'en fallait pas plus pour craquer et dévorer ces trois tomes empruntés à la bibliothèque. Il me semble qu'il y a eu également une adaptation au cinéma.



- Les Comestibles -

Je ne connais personne qui ne serait heureux de recevoir un présent à manger. Honnêtement, qui refuserait quelque chose de bon, préparé avec amour et offert dans un joli contenant ? J'apprécie de plus en plus les cadeaux dits "périssables", qui ne restent pas à traîner sur une étagère ou un quelconque endroit en attendant d'être utilisés. Cette année j'ai décidé de me mettre à la confection de petites gourmandises, et notamment de Granola. J'avais pas mal de bocaux en verre à recycler, que je trouvais dommage de ne pas réutiliser, j'ai donc acheté du Masking-tape (vous savez, ces petites rouleaux adhésifs hyper mignons) pour leur redonner une seconde jeunesse, et ils sont désormais prêts à accueillir mes petits cadeaux gourmands !


Le Granola du Petit écureuil (inspiré de plusieurs recettes trouvées sur internet)

  • 280g de flocons d'avoine
  • 100g d'amandes effilées
  • 1 pincée de cannelle
  • 100g de sirop d'agave
  • 3 cuillère à soupe d'huile d'olive
  • 100g de chocolat noir haché
  • 2 poignées de noix de cajou
Dans un saladier mélanger les flocons d'avoine avec les amandes effilées et la cannelle, puis verser le sirop d'agave et l'huile d'olive en mélangeant bien le tout.
Étaler de façon compacte sur une plaque de cuisson chemisée de papier sulfurisé, en aplatissant bien.
Enfourner à 150°C en vérifiant toutes les 10 minutes que le granola ne grille pas. Il faut qu'il soit bien doré mais non noirci, soit environ 30 minutes.
Lorsque l'ensemble a complètement refroidi, casser la plaque en pépites de différentes tailles puis ajouter le reste des ingrédients (chocolat, noix de cajou...)




- Les Utiles -


J'aime offrir des choses utiles, parce que je sais qu'elles pourront trouver une petite place dans la vie de celui à qui je l'offre. Il y a quelques années, ma mamie avait l'habitude de nous offrir des pyjamas qu'elle commandait par correspondance. Sur le moment je me souviens, les enfants que nous étions étaient un peu déçus par ce cadeau qui n'en semblait pas un, mais ensuite nous étions tellement bien dedans qu'on oubliait nos espoirs déçus.
Je me suis donné pour objectif cette année d'essayer d'éviter les grands magasins, et de confectionner le plus possible mes cadeaux. Je crains qu'il ne soit trop tard à cause du temps de cure, mais la fabrication de savons est une idée ! (j'avais fait un article ici). Sinon, on en trouve parfois dans les marchés de Noël, ou bien de la jolie vaisselle locale. J'ai aussi déniché un stand de jolies créations en bois, et bien sûr je suis repartie avec tout un assortiment de petites cuillères en olivier, tellement agréables à utiliser !

Et vous, qu'avez-vous prévu d'offrir à vos proches ?

samedi 26 novembre 2016

Éloge du bon vieux Gant de toilette


C'est étrange, de constater à quel point ce que ce l'on prenait jusqu'à présent pour une norme pouvait s'avérer en fait une petite lubie. Pas nécessairement personnelle non, mais tout du moins pas universelle non plus. 

Tiens, prenons l'utilisation du gant de toilette. 

Mes grands-mères en avaient une pile bien rangée dans l'armoire qui sent bon le linge propre, avec les serviettes, et quand j'étais encore un tout petit bébé pleurnichant ma maman me savonnait le corps au gant avant de me plonger dans le grand bain. Alors pour moi, il est comme un souvenir d'enfance. Naturellement je pensais que c'était une règle bien établie dans le monde, et que chacun l'utilisait pour se laver. Juste avant de découvrir qu'en fait, non, pas du tout, et je vous avoue que j'en ai été extrêmement surprise. C'est là que je me suis rendue compte qu'on prenait souvent sa façon de vivre pour une chose générale - ou du moins partagée par un grand nombre. C'est mon amoureux qui a ri, lorsqu'il m'a vue débarquer avec ces choses sous le bras, lui qui n'en utilise pas.

Ensuite j'ai tenté de comprendre comment on pouvait faire sans, je veux dire, c'est vrai, comment on fait sous la douche pour se savonner sans gant de toilette ? Pour se débarbouiller le matin, le visage encore fripé par l'oreiller ou une nuit de sommeil agitée, ou le soir après une journée à courir à droite à gauche ? Et la toilette de chat alors ? Bref, j'ai retourné la question dans ma tête mais je n'ai décemment pas trouvé de solution. Un jour j'ai essayé de me laver le visage avec les mains, pour voir. Mais pouah, j'ai trouvé ça vraiment bizarre.

Et puis à bien y penser, c'est un peu le gant de toilette qu'on essaye de nous (re)vendre, avec ces cotons démaquillants lavables qu'on nous fait passer pour LE concept révolutionnaire du zéro-déchet-dans-ta-salle-de-bain. Je n'ai rien contre, notez bien, mais ce n'est pas vraiment une nouveauté les gars.

Bref, peut-être que vous vous en fichez de mon histoire de gant de toilette, et je comprendrais tout à fait. Mais voilà, je serais curieuse de connaître votre avis dessus, et si vous l'utilisez.

dimanche 13 novembre 2016

Mes petites astuces pour affronter l'hiver


Il est de plus en plus difficile pour moi le matin d'ouvrir les yeux, de sortir du cocon douillet de mon lit. A tel point que j'en négligerais presque le petit-déjeuner, pourtant grande fan devant l'éternel de ce repas, pour grappiller au sommeil quelques précieuses minutes. J'avoue que je me contente souvent en ce moment (donc tout n'est pas perdu, allez) d'une banane et d'une part de cake maison, avalés presque à la hâte.

En y réfléchissant bien ce n'est pas étonnant que notre corps réagisse de cette manière à l'approche de l'hiver, puisque nous descendons d'hommes qui ont appris à s'adapter à la rigueur du climat en cette saison. Les femmes, les enfants et les vieillards s'enterraient pour échapper au froid rigoureux, seuls les hommes vaillants sortaient chasser pour ravitailler le groupe. Voilà, moi aussi je veux m'enfouir sous les couvertures et hiberner jusqu'à nouvel ordre. Bon c'est malheureusement impossible alors je mets en place quelques remèdes pour affronter l'automne/le froid/le manque de lumière et prendre soin de moi. Parce que partir le matin quand il fait nuit et rentrer le soir de la même façon, ce n'est pas ce qu'il y a de plus réjouissant. 

1. Dormir suffisamment

On a beau le savoir, ce n'est pas toujours évident pour tout le monde. Pourtant le manque de sommeil a véritablement un impact négatif sur notre humeur. Combien de fois j'ai voulu m'échiner à résoudre un problème, un article à écrire ou une décision à prendre alors qu'il était tard, que je venais de rentrer de cours et que j'étais tout simplement exténuée. Tout alors nous paraît insurmontable et sans issue, ou tout ce qu'on entreprend nous semble bon à jeter à la poubelle. Mauvaise idée donc, d'autant que la maxime "la nuit porte conseil" m'a toujours été d'un grand secours. En semaine j'essaie de me coucher avant 23h pour un lever aux environs de 6h20, et si ce n'est pas un gage de bonne humeur au réveil ça me permet au moins de ne pas empirer mes envies d'hibernation.

J'aime bien avoir un petit rituel du soir, comme me glisser dans un pyjama douillet (je viens de m'en acheter un qui est si douillet et confortable que ça en devient indécent) ou un peignoir, et me glisser dans le lit avec un bon livre ou l'ordinateur sur les genoux si je regarde une série (bien que j'aie vraiment du mal à faire ça le soir, inévitablement je m'endors devant). Allumer des bougies ou diffuser des huiles essentielles relaxantes peut aussi être une bonne idée.



2. Faire le plein de vitamines et minéraux avec les fruits et légumes de saison

Ça tombe sous le sens, et peut-être qu'on m'accusera d'enfoncer des portes ouvertes mais voilà, je suis convaincue que l'alimentation joue un rôle majeur dans la lutte contre les petits désagréments de l'hiver. La nature est magique, elle nous fournit exactement ce dont on a besoin à chaque période, c'est pourquoi il est si important de respecter les saisons. L'automne est une période superbe tant au niveau de ses couleurs que de ses fruits et légumes, et les marchés regorgent de courges de toutes sortes dont il serait dommage de ne pas profiter. 

Veloutés de potimarron, de panais-pommes-cannelle pour adoucir son goût légèrement terreux, gratins de brocoli aux noix avec une petite sauce béchamel végétale, des fruits secs en guise de snacks pour les petits creux de la matinée... La nature a tellement à nous offrir ! C'est aussi la saison des pommes, kakis, et des premières clémentines et oranges. Rien de mieux que ces belles couleurs pour garder le moral. Il va sans dire qu'on privilégie l'agriculture biologique pour éviter d'ingérer des pesticides, ou du moins les petits producteurs de la région.



3. Se tenir chaud, et aller prendre l'air 

Peut-être y voyez-vous un paradoxe, mais il n'en est rien. En automne-hiver, plus que jamais, notre besoin de cocooning prend le dessus. Les danois ont d'ailleurs inventé tout un concept à ce propos appelé Hygge et qui signifie "bien-être", qui consiste à créer une atmosphère douillette et chaleureuse pour affronter les frimas : bougies à l'odeur agréable, soupes dégustées entre amis, jeux de société, gros pulls bien chauds et écharpes-couverture.

Néanmoins, l'air frais du dehors peut aussi nous donner le coup de fouet dont on a besoin ! Ah les grandes balades dominicales en famille, dont on revient les joues rougies comme de belles pommes juste avant de s'attabler à la grande table pour un goûter de circonstance et un bol de chocolat chaud fumant. Petite astuce pour les porteuses de robe même en hiver (je plaide coupable !) : la paire de chaussettes glissée dans les collants, ça tient bien chaud aux petons et ça change tout !



4. Et enfin, soigner les petits maux au naturel

Malgré toutes ces précautions, il suffit d'un petit coup de froid ou de fatigue pour rencontrer quelque virus malencontreux. Pour éviter ça, pourquoi ne pas commencer une cure de chlorure de magnésium, diablement efficace contre la fatigue et plein d'autres petits maux ? J'en avais fait une l'année dernière je vous en avais d'ailleurs parlé, et je compte recommencer dès que j'en aurai trouvé dans la région ou je vis. Si le mal est déjà fait, en cas de rhume ou de mal de gorge par exemple, les tisanes de thym au miel sont très efficaces. Un autre remède naturel auquel je fais également appel très régulièrement est l'Extrait de Pépin de Pamplemousse que j'achète en magasin bio, un antibiotique surpuissant.

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Passez un bon dimanche, et sortez prendre l'air ;) 

dimanche 6 novembre 2016

Schwarzwald (la Forêt Noire en automne)

Depuis que je vis ici, dans cette région verdoyante de Baden-Würrtemberg j'ai la chance d'être entourée par la Forêt Noire. Dans le joli coin où je suis, son omniprésence me rappelle chaque jour que la nature est proche, toute proche. Partout où je pose les yeux je vois la cime des arbres surplombant la ville, transperçant parfois les nuages passant juste au dessus.

Je ne peux m'empêcher d'admirer sa grandeur, ses sapins parfois noyés dans la brume et ses hauteurs majestueuses. Le weekend dernier nous sommes allé nous y promener, profitant de ce prolongement attendu avec impatience pour aller prendre un grand bol d'air.

Ce jour-là le temps était froid, un peu piquant, comme pour nous annoncer qu'il n'est plus temps de rigoler car oui, l'automne est bien là. La brume était de la partie, nous laissant un paysage blanchie et une atmosphère mystérieuse. C'est enveloppés dans une douceur presque ouatée que nous avons marché main dans la main, rendant inutile par notre chaleur partagée toute paire de gants.

Nous n'avons pas croisé âme qui vive, si ce n'est quelques oiseaux trahis par leurs pépiements stridents. A croire que nous étions les seuls marcheurs à avoir osé s'aventurer par ici.

Et sinon, j'ai aimé :

- cuisiner à quatre-mains en discutant à bâtons-rompus
- regarder des Disney enfouis sous la couette
- admirer les gâteaux énormes dans les vitrines des salons de thé (qui sont légion ici)
- lui faire découvrir la ville et ses jolies maisons colorées
- rentrer dans une grande galerie pour admirer les décorations de Noël et le Père-Noël géant en Légo
- parler de l'avenir, nous amusant à imaginer dans quel pays nous vivrons plus tard

mercredi 2 novembre 2016

Du crumble aux pommes et de la noix de coco (VGL)


Les températures baissent peu à peu, la fraîcheur du matin n'hésite plus à venir nous cueillir à la sortie du lit, et j'attends maintenant mon tram avec des ronds de fumées dans la torpeur de la nuit. Pas de doute, l'automne est bien là. Quoi de plus réconfortant qu'une petite douceur, à déguster bien au chaud dans le cocon de son intérieur ? Je vous propose aujourd'hui un délicieux crumble aux pommes façon exotique, avec des raisins secs et de la noix de coco en guise de pâte sablée.

La poudre d'amande est horriblement chère en ce moment, je crois que c'est partout pareil à cause des récoltes désastreuses. En plus, j'avais dans mes placards un paquet de noix de coco râpée qui ne demandait qu'à être utilisée autrement que saupoudrée sur mes porridges.

Plus jeune je n'appréciais pas trop le crumble, trouvant que c'était un dessert un brin quelconque et qui ne méritait pas tant d'attention. Quand il m'arrivait d'en manger, le plus souvent je délaissais les pommes pour me jeter sur ce qui - à mon sens - faisait le sel de ce dessert : le dessus, le croustillant, le sablé qui crisse sous la dent. Ensuite j'ai changé d'avis, ai reconnu que la simplicité avait du bon (notamment en cuisine), puis ai appris à apprécier le duo d'une bonne couche de pommes onctueuse surmontée d'un toit plus croquant. Le croquant et le mou, le dur et le doux, un peu comme la vie en fait... Sur ces considérations pseudo-philosophiques, j'ai enfilé mon tablier et me suis mise aux fourneaux :

La couche de fruits :
  • 4 pommes de taille moyenne
  • 1 càS de sucre complet
  • 1 grosse poignée de raisins secs
  • 2 càS d'eau
  • de la cannelle
Couper les pommes en morceau sans les éplucher (si elles sont bio), les mettre dans un plat à gratin puis ajouter le sucre, les raisins secs et l'eau en mélangeant le tout. Saupoudrer de cannelle à votre convenance.
Laisser cuire environ 20 min à 180°C pour faire compoter les pommes puis réserver.

Le crumble :
  • 90g de farine de maïs (ou toute autre farine)
  • 30g de flocons d'avoine petits (meilleur que les gros)
  • 50g de noix de coco râpée
  • 1 pincée de sel
  • 2 càS de sucre complet
  • 4 càS d'huile d'olive
Dans un saladier mélanger tous les ingrédients secs puis l'huile d'olive en sablant la pâte à la main, pour former des pépites de tailles variées.

Ajouter sur le dessus des pommes puis enfourner environs 20 min à 180°C, en vérifiant de temps en temps que le crumble ne brûle pas.


samedi 22 octobre 2016

Je n'étais pas une fille à bijoux


Chers petits lecteur d'automne emmitouflés dans votre écharpe douillette (je suis emmitouflée dans mon écharpe douillette) ; aujourd'hui c'est samedi et j'ai envie de vous parler bijoux. Vous savez j'ai un peu hésité à publier cet article - oh pas longtemps hein -, parce que je le pensais futile. Vous parler de mes bijoux, est-ce bien intéressant ? Et puis... pourquoi pas finalement. Qui a un jour décrété que l'on devait toujours parler de choses sérieuses et profondes, philosophiques ?

Plus jeune je n'arrivais pas en porter, quand bien même l'envie m'en prenait (ce qui était rare). Je me souviens au collège, avoir admiré ma meilleure amie et sa facilité déconcertante à adopter de grosses pièces clinquantes, bagues, bracelets qui tintaient à ses poignets et colliers colorés. Moi, je ne sais pas, je n'y arrivais pas... 

Quand il m'arrivait d'en mettre c'est comme s'ils étaient de trop, me gênaient, et je finissais invariablement par les retirer. Soit dans la journée, soit aussitôt rentrée, comme si je me délestais d'un poids trop lourd à porter. C'était bizarre, ce sentiment de ne pas être à ma place en portant des bijoux, comme si cet acte m'était illégitime. Question de confiance en soi peut-être, de trouver sa place...
Ceci dit, c'était pareil pour le maquillage. Quand toutes mes amies ont commencé à se farder les paupières ou à déposer un trait de crayon noir au ras de leurs cils, je n'ai pas réussi à entrer dans la danse. J'ai essayé, pourtant, mais finalement je trouvais que ça ne m'allait pas du tout. Elles me demandaient, mais pourquoi, pourquoi tu ne te maquilles pas ? Et je ne savais pas trop quoi répondre, je trouvais que ça ne m'allait pas, que ce n'était pas moi, voilà tout. Mais je me sentais un peu bête de ne pas faire comme elles, de ne pas lisser mes cheveux comme c'était la mode à l'époque, ni de chercher à "embellir" mon apparence.

Et puis un jour je me suis mise à les porter, ces fameux bijoux, et à adorer ça. J'ai complètement changé d'avis. J'ai découvert que j'aimais les pièces ethniques - et éthiques : les bagues délicates, l'argent, les pierres semi-précieuses et les jolies boucles-d'oreille un peu voyantes - mais pas trop. En réalité, c'est un jour en entrant dans une boutique Artisans du Monde, cette caverne d'Ali Baba, que j'ai eu cette révélation à propos de ces parures et de leurs matériaux nobles.

J'ai commencé par m'offrir une bague, puis des boucles d'oreilles, et je me suis rendue compte que j'aimais vraiment les porter. Que je me sentais bien avec, comme si je ressentais la présence des femmes qui les avaient crées et qu'elles m'accompagnaient avec bienveillance, contrairement à ces pacotilles sans âme que mes amies et moi avions l'habitude d'acheter lors de nos virées en ville du mercredi.

Maintenant il n'est pas un seul jour sans que je porte soit ma bague fétiches, soit un bracelet en pierres ou une jolie paire de boucles-d'oreille (soit les trois en même temps héhé. Christina dirait que ça fait troop ma chériie, tou né peux pas porter les trois en même temps voyons !). Par contre je ne me maquille toujours pas.

lundi 17 octobre 2016

L'attente.


Je lui ai dit, Tu m'attendras hein, ne t'en va pas sans me dire au revoir. Un dernier baiser, une dernière étreinte avant que ne s'envole l'empreinte de ses pas. Et puis le manque, douloureux au début, qui t'agrippe et t'étreint le cœur.

Encore un mois, un tout petit mois. Très exactement trois semaines et trois jours. C'est que je les ai comptés vois-tu, ces jours qui passent et nous rapprochent, qui s'étirent comme du chewing-gum collé sous nos semelles lorsque l'attente est trop longue. Ces petits cailloux semés chaque jours, comme autant de rappels que la vie ne nous attend pas.

Sais-tu que j'ai assisté hier matin au lever du soleil, petit croissant incandescent à la lente ascension ? Peu à peu il s'est changé en une grosse boule de feu, monstre solaire incandescent. Oui je l'ai vu, de ma fenêtre du deuxième étage, rougeoyer avec fougue à m'en brûler la rétine. Je ne pouvais détacher les yeux de ce spectacle grandiose, comme si un seul de ses rayons pouvait tout anéantir. Dieu sait pourquoi j'ai pensé à nous, à l'été parti pour de bon - en sont témoins ces traces de bronzages qui s'estompent peu à peu -, à l'hiver à venir. A quoi pensais-tu, toi, pendant ce temps ?

Et si je laissais tout, là, maintenant, pour te retrouver ? Il me suffirait d'abdiquer, de tout jeter à l'abandon. Oublier les chiffres, les papiers et les comptes à rebours.

Non, il faut attendre.

Bientôt