vendredi 20 janvier 2017

Ce que j'aimerais pour mon blog en 2017


En février, mon blog aura deux ans. Deux ans ! Ce n'est pas grand chose à l'échelle de la blogosphère, où les plus vieux blogs dépassent l'âge canonique de dix ans, mais je ne suis pas peu fière de ne pas avoir abandonné l'aventure. Cette activité que je compare à une fleur qu'il faut nourrir, arroser et cajoler pour la voir s'épanouir pleinement et devenir une jolie plante. Ça demande du temps, de l'attention et de l'entretien, mais ça en vaut la peine.

En 2015, première année du blog, j'ai publié 66 articles contre 40 en 2016 (j'ai pû en supprimer deux ou trois au passage). Disons-le, passés les premiers moment d'euphorie et d'enthousiasme où l'on publie souvent à tout-va et sans forcément réfléchir, la source d'idées se tarit. Mais ce n'est pas plus mal finalement, poussés que nous sommes à se creuser davantage la tête pour proposer quelque chose de plus original et d'esthétique. Fin 2016, j'avais pris la résolution de publier au moins un article par semaine pour continuer à entretenir l'inspiration et huiler la machine, et je m'y suis plutôt bien tenue.

Mon blog aura donc deux ans. Je me rappelle mes premiers articles plutôt orientés écologie, où j'étais toute contente de vous parler des découvertes qui m'enthousiasmaient (ici les huiles végétales, là la cup et le DIU au cuivre !) et de mon nouvel état de végéta*ienne. Depuis j'ai pris un tournant un peu différent par ici, qui s'est fait naturellement. Je ne ressens plus vraiment le besoin de parler écologie/minimaliste/tout ça, puisque ce mode de vie fait désormais partie de mes habitudes et que je pense en avoir fait le tour. Un peu comme s'il existait des blogs sur ces activités qui sont inscrites dans notre ADN, comme manger-boire-et-dormir.

J'avoue que je ne me reconnais plus trop dans le nom de ce blog, ni dans ce template blogger tout ce qu'il y a de plus impersonnel. J'envisage sérieusement de changer tout ça, ainsi que d'opter pour un vrai nom de domaine avec hébergement. J'y songe depuis un moment à vrai dire, mais je ne sais par où commencer, ni comment m'y prendre. Je rêve d'un endroit virtuel qui me ressemblerait tout à fait, un petit cocon plein de livres, de Rooibos à l'orange, de chocolat et de réflexions sur le monde qui nous entoure.

vendredi 6 janvier 2017

{Coup de ♥ lecture} Juliette, de Camille Jourdy


Un jour j'ai découvert les romans graphiques, et ce fût une petit révélation. Pas tout à fait bande-dessinée ni tout à fait roman non plus (d'où le nom), ils alternent entre les genres avec des bulles entrecoupées de pages en prose à la manière d'un roman. J'avais envie aujourd'hui de vous parler d'un de ceux pour lequel j'ai eu un vrai coup de cœur : Juliette - Les fantômes reviennent au Printemps. 

De Camille Jourdy j'avais déjà dévoré les trois tomes de la série Rosalie Blum, dont j'avais adoré l'histoire touchante et les illustrations. Lorsque j'ai trouvé son dernier opus à la bibliothèque j'étais joie ! Je me suis empressée de mettre le nez dedans, en essayant tout de même de le déguster à petites lampées pour ne pas le finir trop vite (en vain !). C'est un peu le problème avec ce genre d'ouvrage, on déroule les pages trop vite !

C'est donc l'histoire de Juliette, une jeune trentenaire angoissée par la vie et un peu perdue, qui ne sait pas quoi faire d'elle. Elle retourne quelques jours chez son père dans le village familiale, séparé de son artiste et loufoque de mère qui ne fait rien comme tout le monde. Un jour elle croise par hasard le chemin de Polux, un pilier de bar célibataire au cœur tendre qui ne sait pas plus qu'elle de quoi il a envie, et se noue entre eux une amitié inattendue. Ils adoptent même un petit caneton abandonné par sa mère que Polux surnomme "Maigret-Canard". Il y a aussi sa sœur, débordée par ses enfants et qui cache un amant dans le placard, sa grand-mère sénile dont il faut s'occuper et un secret de famille qu'on ne lui a jamais raconté.


Définitivement je suis fan du travail de Camille Jourdy, dont les illustrations sont pleines de poésie et les histoires empruntes de tendresse. Elle sait rendre le quotidien extraordinaire et raconter l'humain dans toute sa complexité, les petits malheurs comme les grands bonheurs. Je trouve que ce genre de livre pousse à garder espoir malgré les difficultés, et à apprécier la vie dans toute sa simplicité, à sa juste valeur. 

Vous l'aurez compris, mon premier coup de cœur de 2017 !

jeudi 29 décembre 2016

Dire au revoir à 2016


Cette année, pour la toute première fois, nous avons fêté Noël rien que tous les deux et c'était drôlement bien. Très simple et très doux. Nous nous sommes offert une partie de nos cadeaux le 23 au soir, presque à la descente du train. C'était ce qu'on s'était promis au téléphone dans un éclat de rire, comme si respecter la tradition n'était pas de notre ressort. Nous ne voulions pas attendre, parce que la vie elle-même n'attend pas, pas vrai.

Le midi du 24 décembre nous avions décidé d'aller manger en ville, un petit repas tout simple et pas trop copieux pour ne pas empiéter sur celui du soir. Il y a eu ce petit restaurant indien aux effluves délicieuses, où nous étions les seuls clients excepté un petit couple de vieux. On s'est régalés, en admirant l'ingéniosité de cette façon de déposer ces petits plats de curry sur des bougies chauffe-plats, pour qu'ils restent toujours bien chaud tout au long du repas. C'était gai, c'était chaleureux, on aurait dit un jour comme les autres si ce n'est qu'un air de fête flottait dans l'air.

Le soir de Noël nous avons cuisiné ensemble, en musique, épluchant les légumes destinés au repas. Un velouté de champignons à la crème de soja, une pizza au potimarron et oignons rouges surmontée de fines tranches de tofu fumé accompagnée de mâche, un banana-bread et des truffes avocat-choco à l'huile essentielle d'orange douce pour le dessert. Ça n'avait rien du repas traditionnel composé d'huîtres, de foie gras et de bûche au beurre, et c'était très très bon ainsi.


Dans quelques jours, 2016 laissera sa place à une nouvelle année. Il est de bon ton de dresser des bilans, mais je crois sincèrement que j'en serais incapable. C'est que les événements se mélangent souvent dans ma mémoire et il m'est impossible de dire s'ils se sont déroulés l'année dernière, fin 2015 ou début 2016. Il me semble quand même que j'ai pas mal écrit par ici ces derniers mois, et j'aspire à continuer dans cette voie le plus longtemps possible même si cela risque d'être plus difficile après mon retour en cours (eh oui, j'ai eu plus de temps pour moi depuis septembre, stage oblige)

J'espère aussi de tout cœur que 2017 connaîtra moins de violences que son aînée, moins de guerres entre les peuples (si seulement !) et plus de joie.

En attendant, je vous souhaite à tous et à toutes le meilleur, quoi qu'il signifie pour vous.

samedi 17 décembre 2016

Petit blabla du samedi + velouté de champignons vraiment (vraiment) trop bon ! (VGL, SG)


Bonjour bonjour petits lecteurs de Noël ! 
J'espère que vous allez tous bien en ce dernier samedi avant Noël, et que les microbes ne sont pas trop de la partie (Allez ouste !)

Je n'avais pas forcément programmé d'article pour ce weekend, mais j'avais quand même envie de venir poster quelques mots par ici. Alors voilà, nous y sommes presque, il reste de moins en moins de cases à ouvrir... Autrement dit, Noël approche à grands pas ! Pour tout vous dire, j'ai encore du mal à réaliser que c'est imminent, que douze petits mois se sont déjà écoulés depuis Noël dernier. Cette phrase ne veut plus rien dire à force de l'entendre mais... Bon dieu que le temps passe vite !

Cette année je n'ai ni acheté ni fabriqué de calendrier, par contre j'ai décidé de revoir tous les Harry Potter jusqu'à Noël - mon petit calendrier de l'Avent à moi. C'est toujours terriblement régressif de se replonger dans les aventures du célèbre sorcier..

En réalité, ces petits mots posés là étaient surtout un prétexte à vous parler du velouté de champignons que j'ai préparé ce midi et qui, en plus d'être un modèle de simplicité et de rapidité, fût un énorme délice. Rien de plus réconfortant qu'une bonne soupe ou un velouté de légumes pour apprécier la chaleur de nos intérieurs, en cette période de froid. Au départ, je souhaitais réaliser un velouté de champignons aux marrons (qui sont en fait des châtaignes, eh oui), mais impossible d'en trouver en bocaux par ici ! Voici donc, la recette :

(Je tiens aussi à remercier Roger, mon vieux mixer plongeant qui appartenait à ma grand-mère et que je ne quitte plus désormais. Pour mes beaux yeux, il n'hésite jamais à plonger la tête la première dans les eaux bouillonnantes de l'Enfer de la marmite. Merci Roger !)


Velouté Délicieux de Champignons de Paris

Pour 2 personnes :
  • 1 petit oignon
  • 300g de champignons de Paris
  • 2 càS d'huile d'olive
  • 1 pincée de sel
  • eau
  • crème de soja
  • facultatif : quelques brins de persil

Préparation :

Couper les champignons en quartiers.
Éplucher et émincer l'oignon, puis le faire revenir quelques instants dans l'huile d'olive.
Ajouter les champignons en quartiers, le sel, puis environ deux tasses d'eau (j'utilise un mug de taille "normale", dans lequel je bois mon thé)
Couvrir en remuant de temps en temps et laisser cuire environ 20 minutes.
Mixer finement, et ajouter un peu de crème de soja selon la quantité désirée.


Bon weekend, et prenez soin de vous : prenez le temps, ralentissez, ne vous malmenez pas :)

dimanche 11 décembre 2016

Faire attention {histoire de pleine conscience}

Je ne suis pas présente, quand je mange devant l'ordinateur en surfant sur Internet ou en déroulant mon feed Instagram

Je ne suis pas présente, quand je tiens le téléphone d'une main tandis que l'autre est occupée ailleurs, à mélanger la béchamel, pianoter sur le clavier ou boutonner un manteau

Je ne suis pas présente, quand je lis dans le tram et ne suis pas attentive à ce qu'il se passe autour de moi, enfermée dans ma bulle

Lorsque l'on me parle et que je n'écoute que d'une oreille distraite, l'esprit tourné vers un ailleurs - loin d'ici. Lorsque que je fais les choses machinalement, que je ne fais pas attention, que j'attends toujours la suite, et que je pense Vivement que, je suis tellement pressée, j'ai hâte de...

A toutes ces petites choses qui me laissent un sentiment de vide, un goût d'inachevé dans la bouche doublé d'insatisfaction, une impression de ne pas avoir assez profité de l'instant présent. Ah, la pleine conscience... J'y travaille vous savez. Un jour, dans un roman que je lisais je suis tombée sur ce dialogue entre un grand-père et sa petite-fille. Ces paroles ont résonné très fort en moi, alors je me suis empressée de les recopier dans mon carnet. Une sagesse que j'aurais voulu faire mienne, comme une maîtresse de ma vie :

"- Il y a une chose qu'on m'a apprise un jour. Cette chose-là, je voudrais te l'offrir. Elle s'appelle faire attention.
- C'est pas un cadeau, abuelo ! elle protestait en écarquillant les yeux.
- Ferme les yeux ! C'est mieux qu'un cadeau, c'est un secret de bonheur. Ecoute bien et grave ces mots dans ta mémoire : en faisant attention, on prend conscience de soi, des autres, de la vie, on devient grand et fort comme une tour imprenable. Répète après moi.
Elle répétait. Et ajoutait :
- Et comment fait-on attention ?
- En se concentrant sur tout ce que l'on fait. Sur le moindre geste. Le plus petit détail. Et alors tout prend du relief. Tout devient richesse. On se remplit, on progresse. [...]
- Qui t'a appris ça, abuelo ?
- Une femme merveilleuse. Elle s'appelait Nadia. [...]"

Muchachas 2 - Katherine PANCOL

Pourtant, à ma manière, je crois que j'ai trouvé ma façon de le vivre, ce "faire attention". Que ce soit la cuisine, ou la photographie, ces activités m'aident à canaliser ce bouillonnement qui me pousse toujours à être dans l'expectative, en me permettant d'expérimenter le Ic et Nun, le "ici et maintenant" sans penser à demain. Quand je photographie, je suis tout à ce que je fais, seul compte l'objet de mon attention : je l'observe attentivement, je tourne autour, je cherche le meilleur angle... Si seulement j'arrivais à appliquer cette méthode à tous les aspects de ma vie, je serais probablement moins anxieuse.


Et vous, l'attention, la pleine conscience... ça vous parle ?

dimanche 4 décembre 2016

En attendant Noël (+ idées cadeaux et une recette de Granola)


A l'heure où j'écris ces mots je reviens tout juste du centre-ville, où j'ai pu encore une fois expérimenter l'effervescence qui nous anime tous à l'approche de Noël. Vue du ciel, la scène pourrait paraître cocasse : des centaines de petites fourmis humaines s'agitant dans tous les sens, dirigées vers un seul but : trouver LE cadeau, ou du moins un cadeau qui fera l'affaire. Vécue de l'intérieur, le spectacle est tout de même moins agréable. Les bourdonnements, la foule, la chaleur... Slalomer tant bien que mal entre les gens, tout en évitant de se voir écraser les orteils. Avouez qu'il y a plus réjouissant que la course aux cadeaux, quand seul compte le bouclage de liste.

Si j'aime l'esprit de Noël et l'excitation qui l'accompagne, le côté commercial et consumériste de cette fête me rebute particulièrement. Pourtant il y a tellement de raisons de se réjouir, à commencer par les lumières de la ville et les décorations qui rendent le trajet du retour du travail plus agréable. Et puis revoir sa famille/ses amis souvent perdus de vue pendant l'année, réfléchir au menu, cuisiner ensemble et dresser joliment la table. Bref, c'est beau non ?

Cette année sera la première fois que nous le fêterons tous les deux, et seulement tous les deux. Quant au menu, j'ai bien quelques idées déjà mais rien n'est arrêté encore si ce n'est qu'il sera 100% végétal (évidemment). Pour les cadeaux j'ai décidé de les rendre le plus "slow" possible, c'est à dire de préférence locaux, naturels, jolis et utiles. Ça tombe bien car dans ma petite ville d'Allemagne se trouve un joli marché de Noël où j'ai déjà repéré des petites choses. Sinon, j'ai fait dans le comestible aussi (on ne se refait pas hein). Bon, si vous avez lu le titre vous savez ce que c'est ;)



- Les Livres - (parce que l'on ne lit jamais, jamais assez !)

Je commence par un cadeau que j'adore offrir et recevoir, surtout quand la personne y a mis un peu d'elle dans ce choix. Un roman qu'elle a adoré, qui l'a touchée ou bouleversée, et qui pourrait aussi me plaire par la même occasion. Offrir un livre c'est aussi offrir un voyage sans bouger de chez soi, des rêves, une nouvelle vie... Il peut se passer tellement de choses dans ces quelques de grammes de papier qu'il serait dommage de s'en priver. Pour moi, un des meilleurs cadeaux que l'on puisse faire et, n'ayons pas peur des mots, qui peut changer la vie, oui oui oui.

Idées en vrac
- Les Trois Mousquetaires, Alexandre Dumas : un classique de chez classique que j'ai découvert sur la tard, en me demandant pourquoi je ne l'avais jamais lu avant. Un roman de cap et d'épée avec de l'amour dedans, de l'action, une intrigue, de l'Histoire... Bref, c'est passionnant et on ne s'ennuie vraiment pas !
- Quatre sœurs, Malika Ferdjoukh (existe aussi sous quatre tomes séparés : Enid T1, Hortense T2, Bettina T3, Geneviève T4) : le quotidien de cinq sœurs (et non quatre !) qui vivent ensemble dans une grande maison bancale après la mort de leurs parents. Un condensé d'humour, d'amour, de vie et de poésie. J'ai lu ces livres durant mon adolescence, et j'aime toujours autant la plume allègre de cette auteure jeunesse, à lire même lorsqu'on en est sorti !
- Le Chœur des Femmes, Martin Winckler. J'avais vraiment beaucoup aimé ce roman, d'un écrivain également médecin-gynécologue et accessoirement féministe, qui se bat pour les droits des femmes à disposer de leur corps dans le milieu médical (dieu que cette phrase est longue). C'est un roman-documentaire -un peu-, qui décrit la médecine gynécologique, mais aussi une quête d'identité avec le portrait d'une jeune interne en médecine qui cache une lourde particularité que l'on découvre peu à peu (la fin est magistrale !). Un roman de/sur les femmes, donc, mais pas que.
- Rosalie Blum, Camille Jourdy (roman graphique en 3 tomes). J'avais eu un gros coup de cœur pour les illustrations douces de ce roman graphique, le premier du genre que je lisais. Une vie simple en apparence, des personnes attachants, décalés, un peu "en marge", il ne m'en fallait pas plus pour craquer et dévorer ces trois tomes empruntés à la bibliothèque. Il me semble qu'il y a eu également une adaptation au cinéma.



- Les Comestibles -

Je ne connais personne qui ne serait heureux de recevoir un présent à manger. Honnêtement, qui refuserait quelque chose de bon, préparé avec amour et offert dans un joli contenant ? J'apprécie de plus en plus les cadeaux dits "périssables", qui ne restent pas à traîner sur une étagère ou un quelconque endroit en attendant d'être utilisés. Cette année j'ai décidé de me mettre à la confection de petites gourmandises, et notamment de Granola. J'avais pas mal de bocaux en verre à recycler, que je trouvais dommage de ne pas réutiliser, j'ai donc acheté du Masking-tape (vous savez, ces petites rouleaux adhésifs hyper mignons) pour leur redonner une seconde jeunesse, et ils sont désormais prêts à accueillir mes petits cadeaux gourmands !


Le Granola du Petit écureuil (inspiré de plusieurs recettes trouvées sur internet)

  • 280g de flocons d'avoine
  • 100g d'amandes effilées
  • 1 pincée de cannelle
  • 100g de sirop d'agave
  • 3 cuillère à soupe d'huile d'olive
  • 100g de chocolat noir haché
  • 2 poignées de noix de cajou
Dans un saladier mélanger les flocons d'avoine avec les amandes effilées et la cannelle, puis verser le sirop d'agave et l'huile d'olive en mélangeant bien le tout.
Étaler de façon compacte sur une plaque de cuisson chemisée de papier sulfurisé, en aplatissant bien.
Enfourner à 150°C en vérifiant toutes les 10 minutes que le granola ne grille pas. Il faut qu'il soit bien doré mais non noirci, soit environ 30 minutes.
Lorsque l'ensemble a complètement refroidi, casser la plaque en pépites de différentes tailles puis ajouter le reste des ingrédients (chocolat, noix de cajou...)




- Les Utiles -


J'aime offrir des choses utiles, parce que je sais qu'elles pourront trouver une petite place dans la vie de celui à qui je l'offre. Il y a quelques années, ma mamie avait l'habitude de nous offrir des pyjamas qu'elle commandait par correspondance. Sur le moment je me souviens, les enfants que nous étions étaient un peu déçus par ce cadeau qui n'en semblait pas un, mais ensuite nous étions tellement bien dedans qu'on oubliait nos espoirs déçus.
Je me suis donné pour objectif cette année d'essayer d'éviter les grands magasins, et de confectionner le plus possible mes cadeaux. Je crains qu'il ne soit trop tard à cause du temps de cure, mais la fabrication de savons est une idée ! (j'avais fait un article ici). Sinon, on en trouve parfois dans les marchés de Noël, ou bien de la jolie vaisselle locale. J'ai aussi déniché un stand de jolies créations en bois, et bien sûr je suis repartie avec tout un assortiment de petites cuillères en olivier, tellement agréables à utiliser !

Et vous, qu'avez-vous prévu d'offrir à vos proches ?

samedi 26 novembre 2016

Éloge du bon vieux Gant de toilette


C'est étrange, de constater à quel point ce que ce l'on prenait jusqu'à présent pour une norme pouvait s'avérer en fait une petite lubie. Pas nécessairement personnelle non, mais tout du moins pas universelle non plus. 

Tiens, prenons l'utilisation du gant de toilette. 

Mes grands-mères en avaient une pile bien rangée dans l'armoire qui sent bon le linge propre, avec les serviettes, et quand j'étais encore un tout petit bébé pleurnichant ma maman me savonnait le corps au gant avant de me plonger dans le grand bain. Alors pour moi, il est comme un souvenir d'enfance. Naturellement je pensais que c'était une règle bien établie dans le monde, et que chacun l'utilisait pour se laver. Juste avant de découvrir qu'en fait, non, pas du tout, et je vous avoue que j'en ai été extrêmement surprise. C'est là que je me suis rendue compte qu'on prenait souvent sa façon de vivre pour une chose générale - ou du moins partagée par un grand nombre. C'est mon amoureux qui a ri, lorsqu'il m'a vue débarquer avec ces choses sous le bras, lui qui n'en utilise pas.

Ensuite j'ai tenté de comprendre comment on pouvait faire sans, je veux dire, c'est vrai, comment on fait sous la douche pour se savonner sans gant de toilette ? Pour se débarbouiller le matin, le visage encore fripé par l'oreiller ou une nuit de sommeil agitée, ou le soir après une journée à courir à droite à gauche ? Et la toilette de chat alors ? Bref, j'ai retourné la question dans ma tête mais je n'ai décemment pas trouvé de solution. Un jour j'ai essayé de me laver le visage avec les mains, pour voir. Mais pouah, j'ai trouvé ça vraiment bizarre.

Et puis à bien y penser, c'est un peu le gant de toilette qu'on essaye de nous (re)vendre, avec ces cotons démaquillants lavables qu'on nous fait passer pour LE concept révolutionnaire du zéro-déchet-dans-ta-salle-de-bain. Je n'ai rien contre, notez bien, mais ce n'est pas vraiment une nouveauté les gars.

Bref, peut-être que vous vous en fichez de mon histoire de gant de toilette, et je comprendrais tout à fait. Mais voilà, je serais curieuse de connaître votre avis dessus, et si vous l'utilisez.